mercredi 18 août 2010

Calendrier électoral : Mlc, la peur ; Soutien total des Usa au calendrier

Le Mlc guettait depuis longtemps l’occasion de retarder les élections, le temps de savoir sur quel pied danser et avec quelle musique, tellement que l’album « Bateki mboka » et son rythme « Muana mboka » ont perdu toute actualité. * Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Mlc exige la tenue d’une table-ronde préélectorale. Qu’est-ce que telle table-ronde va-t-elle résoudre comme problème ? * Lorsqu’une table-ronde des politiciens s’occupe du calendrier proposé par la Cei, une institution indépendante, que restera-t-il de cette indépendance de cette commission électorale ?

Entre le Mlc et l’Union pour la Nation (UN), qui agit pour le compte de qui ? Apparemment, pour réagir à un événement politique, l’UN n’a besoin d’écouter personne, même pas ses membres influents s’ils en existent encore. C’est la preuve que cette plate-forme n’a plus d’existence en dehors de l’ambition de son coordinateur. Sinon, personne ne comprendrait que ce coordinateur autoproclamé se perde en conjecture sans tenir compte de l’existence de ces membres. Un membre de l’UN se posait la question de savoir si cette plate-forme était devenue un parti politique à la tête duquel trônerait un président qui agit seul.

Le fait que chaque membre de l’UN agit dans son coin, est une preuve du règne de la tour de Babel. Dans cette situation on ne pouvait s’attendre à un engagement fort pour les élections. Le Mlc guettait depuis longtemps l’occasion de retarder les élections, le temps de savoir sur quel pied danser et avec quelle musique tellement que l’album « Bateki mboka » et son rythme « Muana mboka » ont perdu toute actualité.

Un faux prétexte

Le calendrier électoral publié par la Cei est saisi comme une bouée de sauvetage. Se rendant compte qu’il ne peut continuer à rejeter sans arguments valables ce calendrier électoral, le Mlc vient de proposer une solution de désespoir, une preuve de plus de sa peur-panique face aux prochaines échéances électorales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Mlc exige la tenue d’une table-ronde préélectorale. Qu’est-ce que telle table-ronde va-t-elle résoudre comme problème ? En quoi une table-ronde sera-t-elle une solution à la première revendication de ce parti, à savoir, une prétendue prolongation indue des mandats ?

Lorsqu’une table-ronde des politiciens s’occupe du calendrier proposé par la Cei, une institution indépendante, que restera-t-il de cette indépendance de cette commission électorale ? On peut également se poser la question de savoir à quoi avait servi la composition paritaire. En organisant une table-ronde des politiciens pour mettre en cause le travail de la Commission électorale, ne crée-t-on pas un cas de jurisprudence pour le travail de la Ceni ? Voilà un signe qui ne trompe pas, une preuve que l’opposition congolaise ne s’est pas préparée aux élections. Lorsqu’on tient compte de l’identité des partis qui exigent les négociations, on se rend compte qu’ils se recrutent parmi les produits des négociations politiciennes. En cinq ans d’exercice démocratique, après s’être imposé par les armes, le Mlc de JP Bemba et le Rcd de Azarias Ruberwa, sont incapables de se maintenir par le jeu démocratique.

Négociations : plus jamais cela

Ils veulent par des manœuvres dilatoires ramener le pays au régime des négociations politiciennes avec à la clé le partage équitable et équilibré du pouvoir. On sait comment cela commence. On va en négociation pour organiser le pouvoir, on transforme le cadre créé pour cette fin en un forum pour la conquête du pouvoir. La proposition de telle solution ne peut être que le résultat d’une peur-panique à l’approche des élections au moment où beaucoup priaient pour qu’il n’y ait pas élections. On serait arrivé à la fin du mandat sans lancer le processus électoral, on constaterait un vide juridique et donc une crise politique que les textes qui régissent le pays ne pourraient plus résoudre. On ferait alors un bond dans l’extraconstitutionnel. En publiant son calendrier, la Cei a coupé court à cet espoir. On comprend pourquoi la réaction est vive jusqu’à l’hystérie. Le Mouvement de Libération du Congo (Mlc), présenté comme le parti politique phare de l’opposition, sait que la carte électorale de 2011 ne sera plus celle de 2006. Les dirigeants du Mlc sont donc réalistes en ayant peur du lendemain. Mais ils ont tort de proposer une solution extraconstitutionnelle. C’est étonnant que le Mlc, parti de l’opposition institutionnelle, ne pense même pas à mettre à contribution les institutions qui ont reçu un mandat incontestable et incontesté du peuple congolais.

Coup d’Etat contre la Cei

En proposant l’organisation des négociations politiques, le Mlc voudrait, à l’entendre, éviter une crise politique. A vrai dire, le Mlc cherche à créer de toutes pièces une crise politique. Selon Thomas Luhaka, secrétaire exécutif du Mlc, la crise viendrait du fait que la Cei n’aurait pas mandat de publier un calendrier électoral. Pour démontrer la mauvaise foi et le caractère manipulatoire de la position du Mlc, Thomas Luhaka parle du président de la Cei qui n’aurait pas qualité de publier le calendrier des prochaines échéances électorales. Si tel était le cas, il aurait été plus sincère pour le Mlc d’exiger l’annulation pure et simple de ce calendrier puisque nul et de nul effets. Ou encore, le parti politique de JP Bemba devrait exiger que la Ceni qui sera bientôt opérationnelle, parce qu’il ne reste que la désignation de ses membres, propose un autre calendrier électoral. Lorsqu’on sait qu’une table-ronde pourrait prendre plus de temps que celui qui nous sépare de la rentrée parlementaire qui pourrait résoudre le problème de la Ceni, on comprend que le problème ne réside pas dans la non qualité de la Cei de publier ce calendrier. Le problème c’est que la publication de ce calendrier perturbe le raccourci des négociations politiques en vue du partage du pouvoir.

La déclaration de Thomas Luhaka est une insistance en rapport à la première déclaration de ce parti politique faite le 10 août 2010. Le Mlc avait dénoncé le caractère inconstitutionnel de ce calendrier. Aujourd’hui, étonnamment, le Mlc propose non seulement une solution qui viole la Constitution, mais qui l’ignore purement et simplement. Dans un pays où il y a eu des élections, où il y a un parlement qui fonctionne, recourir aux négociations politiques pour résoudre un problème réglé par des lois connues du pays, est un vrai coup d’Etat contre le pouvoir en place. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’un coup d’Etat contre une institution indépendante qu’est la Commission électorale indépendante, qu’elle s’appelle Cei ou Ceni. La Rdc est sortie de la période du consensus pour celle de la confrontation démocratique.

Les Usa soutiennent le calendrier

Séjournant dans la capitale congolaise, la sous-secrétaire adjoint aux Affaires africaines du département d’Etat des Usa, en charge de l’Afrique australe, Susan Page, a exprimé le soutien de son pays au calendrier électoral publié par la Cei et au processus électoral dans son ensemble. Au sujet de ce calendrier, le souhait aurait été de commencer par les locales, mais face aux contraintes, il y a lieu de soutenir le calendrier publié par la Cei.

Selon, Mme Page, son pays est content que la Rdc se soit dotée d’un calendrier électoral. Car, a-t-« elle poursuivi : « Nous allons soutenir le processus électoral, y compris avec le soutien que nous portons à la Monusco ( Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo) et le programme soutenu par l’USAID sur l’éducation civique dans quatre provinces du pays ». Il faut rappeler que contrairement aux dirigeants du Mlc qui attribuent le calendrier rendu public au président de la Cei, il s’agit d’un travail qui tient compte de beaucoup de contraintes. C’est pour cette raison qu’il a fait l’objet de concertation avec les différents partenaires, dont la communauté internationale.

Joachim Diana G.

Obstacles au PAPDDS dans la Province orientale : Victor Makwenge plaide en faveur de la mobilisation des ressources

Le ministre de la santé, Victor Makwenge vient de plaider en faveur de la mobilisation des ressources de la contre partie du gouvernement pour le démarrage du Plan directeur de Développement sanitaire (PAPDDS) dans la province orientale. A l’encroire, les difficultés de démarrage sont dues notamment au nombre élevé des centres de santé à réhabiliter, à la durée du Projet et à l’inaccessibilité dans certains centres de santé suite à la dégradation des ¾ des infrastructures routières. Il s’est ainsi exprimé à l’issue de sa visite au centre de santé Madula et la Maternité Wanie Rukula, dans la province orientale en présence du gouverneur de la dite province. S’agissant des centres de santé, Il a fait savoir que le projet, dans son volet réhabilitation cible 34 centres de santé. Cependant, il est difficile de démarrer avec tous ces centres de santés sélectionnés sans s’assurer si l’alimentation en eau potable est garantie avec le système de forage ainsi que l’alimentation en énergie solaire.

Pour ce qui est de la durée du projet, il a indiqué qu’il va s’effectuer sur deux étapes. La 1ère phase qui s’étend du 31 juillet 2010 au 28 janvier 2012 concerne 12 centres de santé dans 2 districts sanitaires. Quant à la 2ème phase qui va 20 décembre 2011 au 20 mars 2012 , elle vise 13 centres de santé dans 3 districts sanitaires. A la maternité de Wanie Rukula , il ya deux partenaires qui interviennent . Pour le ministre, il ne faut pas éparpiller les efforts. Car ce projet est d’une importance capitale dans la mesure où il couvre plus d’un quart des zones de santé de la province.

A signaler que, victor Makwenge a aussi présidé une réunion à Kisangani dans le but de constater l’évolution du projet. Les enseignements tirés doivent permettre d’affirmer les structures de redressement ou de maintien du cap vers les objectifs fixés au cours de la période du projet.Car il ya va de la santé des populations vivant dans les zones de santé couvertes par PAPDDS.

La primature en deuil : le Conseiller principal Alexandre Ndidwa n’est plus

La mort a encore une fois frappé à la porte de la primature. Elle vient d’arra cher au Premier ministre Adolphe Muzito un de ses précieux collaborateurs en la personne de Alexandre NDIDWA, Conseiller Principal au Collège Economique. Le décès de ce conseiller principal est survenu le vendredi 13 août 2010 au Centre Médical de Kinshasa après un passage à l’étranger où le cas aurait été jugé désespéré.

Selon le programme de la primature, la levée du corps de la morgue de la Clinique Ngaliema est prévue pour demain mercredi 18 août 2010. Le corps sera exposé dans la salle Polyvalente de la Paroisse Sainte Rita, derrière le Marché Cité Pumbu, Triangle/Cité Verte, dans la commune de Mont-Ngafula.

L’inhumation, selon le même programme interviendra le jeudi 19 août 2010 au cimetière de Benseke Futi (Nouvelle Cité). Le Directeur de Cabinet adresse ses condoléances à la famille de l’illustre disparu. Le disparu est un ancien cadre de la Banque centrale du Congo.

SG

Onatra : les syndicats de Matadi disent non à la grève

Les travailleurs de l’Onatra ont déclenché un mouvement de grève très controversé. Pour la première fois dans l’histoire des grèves dans cette entreprise publique, la désapprobation de cette action syndicale vient de la masse laborieuse elle-même. Alors que le mouvement de grève lancé par les politico-affairistes syndicalistes de Kinshasa, habitués à telles situations afin d’en tirer prébendes et autres avantages, semble observé dans la capitale, les travailleurs de Matadi refusent catégoriquement de s’inscrire dans la logique de l’arrêt du travail pour des raisons obscures. Ils l’ont clairement exprimé dans une lettre qu’ils ont adressée à l’Administrateur Délégué général de l’entreprise. « Nous avons l’insigne honneur de vous saisir par le présent mémo au sujet du mouvement intempestif de grève observée à Kinshasa depuis le jeudi 12/08/2010.

En effet, ce mouvement de grève déclenchée au mépris de la procédure en la matière nous étonne et a fait que la Délégation Syndicale se réunisse pour en débattre en raison des effets néfastes d’entraînement qui peuvent en résulter.

De ce débat franc, il s’est dégagé une concordance des vues dans la mesure où l’ensemble des Délégués Syndicaux restent attachés à la politique d’harmonisation des vues par des négociations permanentes entre les parties en présence comme seul moyen efficace pour régler tout problème qui se pose dans l’Entreprise. De ce fait, les délégations syndicales de Matadi n’emboîteront pas le pas à ce mouvement de grève illégale. Car, nous avons constaté que la SNCC et LA RVA ont respectivement bénéficié de la Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement un appui de 250.000.000 USD et de 200.000.000 USD grâce au comportement responsable de leurs Travailleurs.

Mais l’Onatra, à cause du désordre interne qui y règne et des grèves intempestives, n’a rien obtenu. Ainsi vous demandons-nous de prendre toutes vos responsabilités en mettant hors d’état de nuire les agents véreux bien connus qui œuvrent pour la déstabilisation de l’Entreprise. Du reste, si ces genres de grève continuent sans pour autant privilégier le dialogue entre les parties en présence, la Délégation Syndicale du Bas-Congo s’interposera dans les transferts de fonds pour les paiements de salaires des gens qui ne veulent pas prendre leur destin en mains. Dès lors, nous privilégierons l’investissement de nos infrastructures et de nos équipements de Ports Maritimes.

Par ailleurs, nous sommes surpris d’apprendre des radios et télévisions périphériques de Kinshasa que certains Secrétaires Généraux, notamment OSANGO, FUKI et TADILA y passent pour vilipender les autorités en mettant sur la place publique les problèmes internes de l’Office. Cela constitue une forme d’intoxication des travailleurs en vue de les pousser à l’indiscipline et aux désordres. Ce comportement doit être réprimandé par l’autorité.

Notre position ne fait que réitérer les propos tenus dans notre mémo vous adressé au début de cette année. Propos qui consistaient à refuser toute grève intempestive et à privilégier le dialogue et la concertation autour d’une table pour tout problème qui se pose dans l’entreprise Nous sommes conscients que cette position met mal à l’aise les détracteurs de l’entreprise et les poussent à nous combattre ainsi que l’autorité du Département des Ports Maritimes ».

C’est plus clair. Pour les syndicats de Matadi, au moment où les politico-affairistes de Kinshasa seront en déblaiement, il ne sera pas question que l’argent parte de Matadi pour payer les oisifs. Les délégués syndicaux de Matadi, de l’Onatra utile, ont pris conscience de l’avenir de leur entreprise qui n’a que trop souffert des grèves. Au lieu de solution aux problèmes posés, ces mouvements de grève n’ont fait qu’empirer la situation de l’entreprise dont l’image est aujourd’hui ternie.

Ont signé la lettre de désaveu à la grève, les syndicats DRH et DSG/ MATADI. La raison pour laquelle les affairistes ont appelé à la grève, c’est semble-t-il la réclamation des frais scolaires. Il nous revient pourtant que la solution avait déjà été trouvée à ce problème. C’est ce que témoigne cette note de la hiérarchie de l’entreprise à tous les chefs des départements et aux directions staff.

« NOTE A :

- DEPARTEMENTS (TOUS) ;

- DIRECTIONS STAFF (TOUTES)

Concerne : Paiement des frais scolaires

La Direction Générale porte à la connaissance de l’ensemble du personnel de l’Office que le paiement des frais scolaires interviendra à partir du Lundi 16 août 2010. Le montant à payer est celui qui fut accordé l’année passée ». La note est signée Serge BASAULA NDOMBEDI, Administrateur Directeur Général Adjoint.

SG

Avec ses quatre travaux de recherche : L’école de criminologie s’active à Kinshasa

L’Université de Lubumbashi (Unilu) à travers son école de criminologie, a organisé des conférences pour la présentation des travaux de recherche en criminologie réalisés dans la province du Katanga à l’école de criminologie en République démocratique du Congo.

Trois conférences au total ont été organisées dans des milieux scientifiques de la capitale congolaise. La première conférence s’est déroulée dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Université de Kinshasa, en présence des membres du personnel académiques et scientifique, ainsi que des étudiants de plusieurs facultés. La deuxième a été organisée à l’Université Protestante au Congo et enfin, la bibliothèque du centre Wallonie Bruxelles a servi des cadres à ces Docteurs en criminologie pour présenter leurs travaux de recherche. Sous la conduite du Professeur Kienge-Kienge Intudi, quatre travaux de recherche ont été présentés au public. Le premier s’est intitulé « la co-production de la sécurité à l’épreuve de l’observation. Police publique et privées dans les usines Gécamines de Shituru à Likasi au Katanga » par Ngoie Mwenze Honoré, licencié en lettres et Docteur en criminologie.

Dans son étude, Ngoie Mwenze a pu détecter plusieurs menaçants qui vulnérabilisent la sécurité des usines de Shituru de la Gécamines. Dans sa conclusion, l’auteur de la dite recherche affirme que la Gécamine souffre de l’insécurité de sa sécurité. Les exploitants miniers artisanaux n’ont des places pour opérer, d’où ils sont obligés d’exploiter près de la Gécamine. Le deuxième travail était de Tshinyama Kadima, licencié en psychologie et Docteur en criminologie. Il s’est appesanti sur « L’observation ethnographique d’un commissariat à Lubumbashi. Une compréhension des pratiques policière en contexte congolais ». Dans sa recherche, il démontre que la police est à la fois, une institution qui assure l’ordre établit par le gouvernement, et aussi sociologiquement, se présente comme une organisation autonome et une profession. Son étude s’est déroulée dans un commissariat de police au Katanga pour comprendre la logique des policiers. Pour lui, les commissariats de police congolaise sont tout d’abord, une grande première instance de justice par excellence, mais les OPJ transfert au parquet que des affaires qui choquent et qui demandent un résultat. Ensuite, il a affirmé que les policiers congolais s’approvisionnent comme tout autre fonctionnaire, parce ils considèrent leurs bureaux comme étant un champ où ils doivent trouver quelque chose pour amener à la maison.

La troisième intervention a été celle de Lupitshi wa-Numbi , licencié en sociologie et Docteur en Criminologie qui s’est basé sur « les trajectoires de sortie de la rue des jeunes à Lubumbashi ». Pour ce Docteur, la sortie de la rue des enfants de Lubumbashi est un phénomène fluide multidimensionnel. Cette sortie dépend aussi des ressources que détiennent ces jeunes. Cette sortie dans la rue crée aussi un changement identitaire, langagière, référence sociale et changement du réseau relationnel. Et le dernier travail de recherche en criminologie a été présenté par Bady Kabuya, qui s’est concentré sur « une approche criminologique pour un autre regard sur le travail d’un magistrat du parquet à Lubumbashi ». Dans son travail, il a déploré le fait que plusieurs discours illégalistes caractérisent le métier des juristes. Il a affirmé que le droit n’est pas seulement les textes, mais une vision du monde. Et aussi, le droit est intimement lié à l’organisation de la société. Et d’ajouter que, lorsqu’on transfert le droit d’une société vers une autre, c’est ce qu’on appelle l’Acculturation. Ces conférences ont été une opportunité pour le chargé de la coordination de cette mission de vulgarisation et de prospection de l’école de criminologie de l’Unilu à Kinshasa, le Professeur Raoul Kienge-Kienge Intudi, de lancer un appel au concours pour les candidats ressortissants des provinces de Bandundu, du Bas Congo et de la ville de Kinshasa, détenteur bien entendu d’un titre de licence dans une discipline quelconque.

Onassis Mutombo

Bas-Congo : Quid du contrôle des biens remis aux formations médicales par le gouvernement provincial ?

La question est réellement suspendue sur les lèvres des observateurs avisés. On ne cesse de se demander si le gouvernement provincial a le contrôle de tous ces matériels qu’il remet aux différentes formations médicales de la Province du Bas-Congo. Des moyens financiers ont été libérés pour que toutes ces formations médicales soient doutées d’outils performants afin de le sortir d’un déficit en matériels. Cette bonne volonté est manifeste. Les équipements sont là depuis un certain temps. On ne s’en plaint.

Le gouvernement provincial n’a donc pas lésiné sur les moyens. Les populations et les utilisateurs s’en sont réjouis. Mais il faut aller très loin pour ne pas trop laisser ces biens s’évaporer dans la nature. Qui ne dit pas que certains de ces matériels auraient déjà pris d’autres directions autres que celles pour lesquelles ils sont destinés. C’est autant suggérer aux autorités compétentes d’initier des missions de contrôle pour se faire une idée de la présence de ces matériels ayant fait la joie des bénéficiaires à tous les niveaux. La confiance n’excluant pas le contrôle, il n’est pas si mauvais de savoir si ces biens et matériels sont encore présents dans les formations médicales où ils ont été déposés.

L’opinion revient avec la disparition de l’ambulance destinée à l’Hôpital Général de Référence de Kiamvu. Il se dégage que l’on ne parle plus de cette disparition. C’est comme si ce dossier est déclassé. Il est considéré comme étant une page tournée et déchirée. Non, rétorque un infirmier de cette formation médicale. Quand cette ambulance avait été mise à la disposition de cette institution hospitalière par le Gouverneur de Province, cette occasion avait été suivie par plusieurs personnalités et autres curieux. Ce geste est une démonstration de l’implication du gouvernement provincial dans l’amélioration des conditions de travailler dans les centres et formations médicales.

Mû par l’esprit de transparence et de la bonne gouvernance qu’il a tooujours prônées, Simon-Floribert Mbatshi n’hésitera pas pour diligenter cette mission pour avoir le net. Car, il n’y a pas de raisons que cette mission soit étouffée dans l’œil. Au finish, elle aidera le gouvernement provincial à se rendre compte de l’effectivité de ces matériels socio-médicaux.

Kinshasa : la grève se durcit à la RVA

La grève des agents de la Régie des voies aériennes (RVA) est entrée, vendredi 13 août, à son deuxième jour. Les grévistes s’opposent au renouvellement du « contrat de stabilisation » et demandent sa résiliation pure et simple. Ce contrat est un échec cuisant sur tous les plans, selon ces agents. La tension a été vive, vendredi avant midi, aussi bien à la direction générale de RVA à Ndolo qu’à l’aéroport internationale de N’djili à Kinshasa.

Les manifestants sont formels, concernant le sort de Jean Assise. L’un d’eux a lâché :

« Le départ. Nous demandons le départ de l’ADG et de toute son équipe, pour qu’il n’y ait pas des règlements de compte après. »

Le comité Assise n’a fait qu’empirer la situation de la RVA, a enchaîné un autre agent :

« Avant son arrivée, la RVA était endettée de 400 000 dollars américains. Mais aujourd’hui, c’est plus de 36 millions de dollars. Où est sa technicité ? »

Jusque-là, Jean Assise n’a pas encore réagi. Cependant, certains cadres ont annoncé qu’il tiendra prochainement un point de presse pour donner sa version des faits.

Entre temps, à l’aéroport de N’djili, un service minimum était assuré vendredi, alors que la police de RVA encadre les manifestants.

Un responsable de cette police a expliqué :

« Les policiers que vous voyez, ils sont avec nous. Ils ont pour mission de sécuriser les biens et les personnes. Ils sont en train d’observer qu’il ait pas de dérapage. »

Dans la foulée ces manifestants exigeaient, par ailleurs, l’application du deuxième pallier du SMIG.