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jeudi 19 août 2010

Candidat à la présidentielle 2011 : Tshisekedi revendique une place pour l’UDPS à la CENI

Tshisekedi revendique une place pour l’UDPS à la CENI

Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA

L’UDPS s’inscrit dans la dynamique électorale. Tshisekedi tient à placer une personnalité au sein de la CENI.

Le lider maximo de l’UDPS a rompu le silence depuis Bruxelles où il achève sa convalescence. La communication d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba à la presse articulée autour de quatre points révèle que le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social tient à faire jouer un rôle important à son parti lors de prochains scrutins. L’annonce de sa candidature à la présidentielle, la tenue du congrès de l’UDPS du 10 au 14 décembre 2010, le rejet du calendrier électoral publié par la CEI et l’obtention d’une place au sein de la Commission électorale nationale indépendante, CENI ont été l’essentiel de sa communication.

Tshisekedi n’a pas fait des mystères sur sa candidature à la magistrature suprême. Le président national de l’UDPS se proposera au congrès de son parti comme candidat à la présidentielle de 2011. Le congrès de l’UDPS se tiendra finalement du 10 au 14 décembre 2010. Le lieu et les modalités de son organisation n’ont pas été déterminés lors de cette adresse à la presse, à en croire notre source. Conséquences immédiates, Etienne Tshisekedi ne se reconnaît donc pas dans le congrès organisé à Righini.

Les plaies non encore cicatrisées au sein de l’UDPS risquent de refaire surface, faisant monter d’un cran la tension. Peut-être aussi que l’effet Tshisekedi servirait de levain à la réconciliation entre les différents courants de l’UDPS. Le congrès sera enfin l’occasion pour lui de se faire investir comme candidat de l’UDPS à l’élection présidentielle, affirme notre source.

Quant au calendrier des scrutins tel que publié par la CEI, Etienne Tshisekedi, d’un revers de la main, s’est insurgé contre cette programmation conçue et publiée par la CEI, en lieu et place de la CENI. Dans sa nouvelle configuration, la CENI regrouperait les personnalités désignées par la Majorité (4) et l’Opposition (3). Dans le quota de l’Opposition, Etienne Tshisekedi revendique une place à côté des personnalités désignées par l’Opposition institutionnelle.

Aussi, pour Tshisekedi, il n’est pas question de laisser les élections de 2011 être régentées par les mêmes personnes qu’en 2006. Le lider maximo aurait eu des mots moins tendres à l’endroit de l’abbé-président Apollinaire Malu-Malu qu’il considère comme élément perturbateur des élections de 2006.

Trois Casques bleus indiens tués à l'arme blanche au Nord-Kivu

Trois Casques bleus indiens de la Mission de stabilisation de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi à l'arme blanche dans leur camp à Kirumba (est, province du Nord-Kivu) par des présumés rebelles, a-t-on appris mercredi auprès de l'armée congolaise.

"Il y a un groupe de FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, rébellion) ou de Maï-Maï (milice congolaise) qui a pénétré dans l'enceinte de la Monusco basée à Kirumba", a affirmé à l'AFP le général Vainqueur Mayala, commandant de la 8e région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC).

"Ils n'ont pas utilisé les armes (à feu) mais ils ont utilisé des canifs et des machettes, et ils ont donné la mort à trois Indiens de la Monusco, et ont fait trois blessés grièvement", a ajouté le général Mayala, joint au téléphone depuis Kinshasa.

Le porte-parole de la Monussco, Madnodje Mounoubai, n'était pas joignable dans l'immédiat pour confirmer cette attaque.

Kirumba est situé à 140 km au nord de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, une province instable en raison de la présence de plusieurs groupes armées qui y sévissent depuis plus d'une décennie.

Controverse autour de la la désoxydation du diamant

Il est anormal que la valeur du diamant à l’exportation se soit effondrée en 2009 à 248.837.511 millions USD, alors que les chiffres se sont constamment situés entre 600 et 500 millions USD entre 2003 et 2008. Des pics à plus de 700 millions USD ont été atteints en 2004 et 2005. Au même moment le nombre des acheteurs n’a pas baissé. Il est même en constante augmentation.

Cette baisse inquiétante est le signe d’une fraude massive particulièrement sur l’année 2009. La désoxydation opérée par Diablanc vise à permettre à l’Etat congolais de renflouer ses caisses, au moment où les efforts de redressement national commencent à produire des effets dans tous les domaines. Pour les observateurs internationaux, les contestations contre la désoxydation sont entretenues par un réseau maffieux déterminé à réduire la marge de l’Etat congolais et de perpétuer la spoliation dont il a été victime depuis 1960 sur les marchés internationaux. Diablanc y met un terme !

En effet, interrogé sur la pertinence de la contestation par certains comptoirs congolais, un diamantaire indien de passage à Kinshasa a confié à l’agence DCCG sous le couvert de l’anonymat que «Il existe environ douze unités de désoxydation dans le monde et une seule en Afrique. Tous les diamants en provenance de la RDC sont désoxydés soit à Tel Aviv, Anvers, Dubaï, New-York ou Mumbay. La désoxydation à Kinshasa va faire de la capitale congolaise la principale place mondiale du marché du diamant. Les exportateurs étrangers ont intérêt à désoxyder ailleurs, cela leur permet de payer moins cher aux petits creuseurs et de déclarer moins à l’exportation. Les autorités congolaises ont pris la bonne décision.»

Même son de cloche chez Pascal Nyembo, directeur général adjoint du CEEC, Centre d’expertise et d’évaluation du diamant congolais, qui a affirmé le 12 août 2010, à l’occasion du Colloque du Cinquantenaire, que « les intérêts du gouvernement congolais se traduisent par la plus value que cette opération (désoxydation) apporte aux diamants à l’exportation ». Nyembo condamne le manque de coopération des opérateurs miniers qui «n’adhèrent pas à la mesure et entretiendraient des réseaux de fraude ». Contre les critiques concernant le coût du traitement, il a par ailleurs martelé que « L’ordre avait été donné au laboratoire de Diablanc de désoxyder sans frais tout diamant dépassant les deux carats. Donc pas d’excuses pour les opérateurs ». D’autre part, d’après un spécialise d’Interpol, le réseau maffieux du diamant congolais est lié au trafic international de drogue et ajoute-t-il « nous surveillons de près les exportations frauduleuses qui s’effectuent avec le concours de banquiers véreux qui sortent d’énormes quantité d’argent liquide de la RDC en violation de la loi. Nous savons que des avions atterrissent à Mbuji-Mayi avec des trafiquants et nous aidons les autorités congolaises à mettre un terme au blanchiment d’argent en RDC».

PAS D’ALTERATION

L’ensemble du traitement de désoxydation s’effectue sous vidéosurveillance et vise à rendre aux diamants leur pureté naturelle et à les débarrasser des scories qui en ternissent l’éclat et en réduisent sensiblement la valeur. Aucune pierre traitée ne peut ressortir du processus avec une valeur moindre. La valeur ajoutée peut atteindre de 400 à plus de 1000% de la valeur expertisée de la pierre avant traitement. Certaines pierres peuvent voir leur valeur augmenter de 1000 à 7000 USD. Contrairement à ce qu’ont affirmé les adversaires la désoxydation, aucun diamant, industriel ou de joaillerie, ne peut perdre de la valeur au cours de la désoxydation et le procédé ne peut révéler d’autres défauts que ceux qui étaient déjà présents dans la pierre. De plus, l’argument d’un refus de la désoxydation par certains exploitants qui veulent conserver « une valeur spéculative » à la pierre est jugé puéril par tous les gemmologues du monde. Tous sont d’accord que la désoxydation augmente à coup sûr la valeur d’un diamant. Le procédé s’effectue pratiquement sans perte de poids et combat parallèlement la pratique frauduleuse qui consiste à salir les diamants pour en réduire la valeur.

Poliovirus sauvage: une campagne pour vacciner 5 millions d’enfants congolais

Une campagne de vaccination contre le poliovirus sauvage va être lancé, jeudi 19 août, dans sept des onze provinces de la République démocratique du Congo. Elle va durer trois jours et vise près de cinq millions d’enfants. Cette campagne intervient après la découverte de six cas de ce virus en 2010, selon le ministre de la Santé publique, Victor Makweng Kaput.

«C’est une campagne régionale de riposte qui se justifie par la résurgence de l’infection par le poliovirus sauvage dans notre pays», a affirmé le Dr. Victor Makweng Kaput, lors d’une conférence de presse tenue mercredi 18 août à Kinshasa.

Selon le ministre de la Santé, la RDC a interrompu la circulation du poliovirus sauvage entre 2000 et 2005, puis soixante deux cas de ce virus sauvage ont ressurgi entre 2006 et 2009.

La campagne de vaccination, qui doit démarrer jeudi, concerne les provinces suivantes:

* Bandundu
* Bas-Congo
* Kinshasa
* Equateur
* Kasaï-Occidental
* Katanga
* Maniema

Cette campagne de vaccination devra se dérouler simultanément en Angola voisin, où l’on a signalé des cas de poliovirus présent en RDC.

Une seconde phase est prévue en septembre 2010 pour les quatre autres provinces.

La fin du mois de décembre est la date butoir pour arrêter définitivement la circulation du virus, a précisé le ministre Makweng.

Insalubrité à Kinshasa : Les marchés subissent le contrecoup de la situation

L’insalubrité constatée dans les marchés de la ville province de Kinshasa est un danger permanent à la santé publique. Il ne fait pas beau vivre dans un tel environnement. Dans les marchés, en effet, il y a toujours une place où les vendeurs et les vendeuses jettent des immondices et d’autres déchets quotidiens.

Or, ils ignorent que le fait que l’on jette ces immondices en ces lieux est favorable à la production d’insectes nuisibles : des mouches, des cancrelats et des moustiques en quantité débordante, des eaux qui restent stagnantes formant des lacs artificiels sur toutes les artères. En dépit des taxes d’étalage et celles de salubrité payées par les vendeurs, les ordures persistent, des résultats attendus en termes d’assainissement tardent à venir. Signalons que présentement, c’est la saison sèche, curieusement, la persistance des eaux stagnantes s’observe par-ci par-là.

Rappelons que pendant la saison de pluie, ce phénomène devient davantage critique. En pleine saison sèche, il est aberrant d’observer que les gens qui reviennent des marchés rentrent les pieds sales, comme s’ils rentraient des travaux de champs. Les eaux stagnantes sont puantes, et cela constitue un motif de plainte permanente pour les vendeurs et vendeuses et des personnes habitant dans les parages des marchés. Les uns et les autres sont exposés à diverses maladies telles que la typhoïde, la malaria, les amibiases, etc.

L’année dernière, une opération a été lancée, visant l’évacuation des immondices, des insalubrités. La finalité étant d’épargner la population d’éventuelles infections qu’elles encourent. Mais à ce jour, le changement se fait toujours attendre.

Au mois d’avril dernier, le monde entier avait célébré la journée internationale de lutte contre le paludisme, sous le thème : « vaincre le paludisme, le compte à rebours est lancé ». A l’heure qu’il est, des statistiques de l’organisation mondiale de la Santé, nous affirme qu’en Rdc près de 27 millions de cas touchée de la malaria dont 180.000 décès par an. Concernant cette situation déplorable il y a lieu de rappeler l’Hôtel de Ville à prendre à bras-le-corps sa mission relative à l’assainissement.

Laurette Kambamba

Trois Casques bleus tués à Kirumba, Monusco : L’épreuve du feu

La Mission des Nations-unies pour la stabilisation du Congo, Monusco , a encore du pain sur la planche. Trois Casques bleus indiens ont perdu la vie dans la nuit de mardi à mercredi dernier à Kirumba, province du Nord Kivu * Tout en déplorant l’incident, l’Américain Roger Meece, Représentant personnel de Ban - ki - Moon en République démocratique du Congo serait à l’heure d’une première épreuve de feu après sa prise de fonction en remplacement du britannique Alan Doss. * Dans cette perspective, le cauchemar que les Fdlr et les miliciens Maï-Maï infligent aux Congolais du Nord Kivu risque de déstabiliser le processus électoral dont le calendrier a été rendu public la semaine dernière.

Trois Casques bleus indiens de la Monusco tués dans une attaque par des hommes en armes. Tel est le bilan des affrontements qui ont eu lieu à Kirumba, province du Nord Kivu, aux petites heures du mercredi 18 août 2010. De source bien informée, il nous revient qu’en dépit desdits Casques bleus de la Mission onusienne en République démocratique du Congo tués, sept autres ont été blessés dans les mêmes circonstances à l’arme blanche dans leur camp à Kirumba.

Réaction de New Delhi

La question que les uns et les autres sont en droit de se poser présentement est celle de savoir qui est à la base de ce énième coup de force dans le Nord Kivu, cette partie de la République souvent en proie à l’instabilité. De prime abord, une soixantaine d’hommes, "probablement des miliciens (congolais) Maï-Maï", ont attaqué vers 1 heure 50 le contingent indien basé à Kirumba, localité située à environ 140 Km au Nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a indiqué l’armée indienne dans un communiqué diffusé à New Delhi. Et comme pour justifier les circonstances dans lesquelles l’événement malheureux a eu lieu, le même communiqué renseigne que "Profitant de l’obscurité", cinq d’entre eux, vêtus en civil et "apparemment inoffensifs" se sont d’abord présentés à la garde pour "demander de l’aide". A la source d’ajouter : "Pendant qu’ils échangeaient avec le soldat de garde, un groupe d’environ 50 à 60 rebelles" a attaqué le poste de contrôle, tuant sur le champ trois soldats et blessant sept autres , au cours de cette agression qui a duré cinq minutes, a précisé l’armée indienne.

La 8ème région militaire étonnée

Le commandant de la 8ème région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le Général Vainqueur Mayala, a indiqué quant à lui, que les assaillants "ont utilisé des couteaux et des machettes" pendant leur incursion dans le camp onusien. Cependant, il dit n’avoir "aucune idée" du mobile.

"La Monusco est quand même une institution, ces gens-là (les Casques bleus) montent une garde rigoureuse, alors je ne vois pas comment les agresseurs sont entrés avec des poignards", a martelé le général Mayala. Et de poursuivre, "Il y a une équipe qui est allée sur place pour s’enquérir de la situation et avoir beaucoup plus d’information". Quelles sont alors les vraies circonstances et les mobiles qui ont milité en faveur de ce grain de sable dans l’œil de la Mission chargée de la stabilisation de notre pays ? D’après le chef de la cité de Kirumba, Egide Karafifi cité par une dépêche, les agresseurs, au nombre de 25, portaient également des coiffes en raphia sur la tête et "chantaient des chants Maï-Maï ". Rien de plus. Ce qui rend l’affaire complexe et exige les précisions des autorités de la Mission onusienne éprouvée.

D’autre part, selon le récit livré par général Philippe Beni, un premier groupe de cinq à six personnes au comportement " extrêmement pacifique ", s’est approché de la base de la Monusco à Kirumba. Comme il est d’usage pour les personnes qui souhaitent être reçues à la base, les sentinelles ont appelé un interprète. C’est en ce moment que les visiteurs ont violemment attaqué les Casques bleus par surprise. Une résistance s’est aussitôt formée du côté des Casques bleus pour réagir à cette attaque. Au même moment, une cinquantaine d’autres agresseurs camouflés dans la végétation ont rejoint le premier groupe d’agresseurs. Un combat au corps à corps s’en est suivi pendant cinq à six minutes. Les agresseurs auraient pris fuite lorsque d’autres casques bleus sont venus à la rescousse de leurs frères d’armes. Solidarité oblige, bien qu’un peu tard.

Une perte très triste

Le patron de la Monusco, le diplomate américain Roger Meece, a aussitôt déploré la "perte très triste" des trois soldats indiens, affirmant que la mission continuerait ses efforts "contre les menaces des groupes armés". "Je ne peux que répéter le choc que j’ai ressenti, la tristesse pour la perte de nos soldats. Malheureusement, je peux vous rappeler que ce n’est pas la première fois que nous perdons des soldats de la paix de la Monusco", a déclaré Roger Meece, au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de l’organisation à Kinshasa. Une conférence animée chaque mercredi en milieu de journée. Mis devant ses responsabilités, Roger Meece se veut déterminer. "Nous allons continuer nos efforts, j’ai toute confiance dans nos personnels, ce sont des soldats professionnels, c’est une perte très triste, mais je vous assure que nous allons continuer nos efforts contre les menaces posées par les différents groupes armés, y compris le groupe qui a fait cette attaque ce matin", a-t-il ajouté, sans trop préciser la nature du groupe dont question.

Qui a bu boira

En fin mai dernier, dans cette même région de l’Est de la République, un Casque bleu indien avait été tué par balle par des présumés rebelles FDLR (hutus rwandais présents en RDC depuis le génocide de 1994), qui venaient d’attaquer des soldats congolais sur une route traversant le Parc national des Virunga, à environ 80 km au nord de Goma. Certains analystes pensent que si mort d’hommes a été enregistrée environ trois mois après, c’est que les Fdlr n’ont pas encore dit leur dernier mot et que la question de cette menace permanente devrait être remise sur table. D’autres par contre pointent d’un doigt accusateur les anciens supplétifs des Forces armées congolaises, qui les traquent actuellement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Il s’agit des ’’insatiables Maï-Maï ’’ dont les croyances reposent essentiellement sur la magie et le sang.

Pour témoignage, ceux qui les ont fréquentés déclarent qu’ils boivent et s’aspergent un breuvage mystique avant les combats pour se "protéger" des balles. Pourtant, l’Est de la RDC est instable depuis plus d’une décennie en raison de la présence de groupes armés qui y commettent régulièrement pillages, viols et assassinats. La nouvelle vocation de la Mission onusienne mettant un accent particulier sur la stabilisation aurait ici sa justification.

Ce qu’il faut attendre de la Monusco

Jusques à quand cette question de stabilité sera -telle évoquée ? Avec un effectif de près de 18.000 hommes, la Monusco est la plus importante mission de l’ONU dans le monde. Mais, cette noble mission n’a pas d’autre choix que d’affuter ses armes. Mais les agresseurs n’ont pas encore dit leur dernier mot. Roger Meece, après que le commandant de la Force de la Monusco, le général Prakash se soit rendu sur place mercredi pour examiner la situation, devra tirer les conséquences et viser la stabilisation complète de ses éléments, et de la République. Ce qui vaut son pesant d’or.

D’après le Général Beni, les détachements de la Monusco ont été informés de cette attaque (si pas d’autres encore), et prennent des mesures de sécurité et de vigilance appropriées. Le nombre des Casques bleus disparus sur le sol congolais ne fait que s’alourdir. Il est porté actuellement à trente quatre qui ont péri au cours des opérations durant près de dix ans de la Mission de l’ONU en RDC, généralement dans sa partie Est. C’en est trop, au risque de compromettre les élections à venir.

Emmanuel Badibanga

mercredi 18 août 2010

Calendrier électoral : La Monusco apporte son soutien

Pendant que la fronde autour du calendrier électoral diminue, faute d’arguments solides, le mouvement de soutien prend le relai. Le dernier soutien après celui des Usa, n’est pas des moindres. C’est celui du représentant spécial de Secrétaire général de l’Onu, l’Américain Roger Meece pour le compte de la Monusco (Mission de Nations unies pour la stabilisation du Congo).

En effet, selon les informations en notre possession, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, l’Ambassadeur Roger Meece, a annoncé hier l’appui de la MONUSCO à l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes en République Démocratique du Congo. Par conséquent, il a apporté son soutien au calendrier électoral qui ouvre la voie à ces élections et qui coupe court avec les intentions de ramener la Rdc vers le régime de combines politiciennes en vue du partage du pouvoir loin de la volonté populaire.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu a exprimé le soutien de son institution au cours d’un échange qu’il a eu hier mardi, 17 août 2010 à Kinshasa avec le président de la Commission Electorale Indépendante, l’Abbé Apollinaire MaluMalu. Il était question entre les deux personnalités d’échanger sur les dispositions logistiques des élections de 2010-2013.

La Monusco confirme son soutien à l’organisation des élections en République Démocratique du Congo, a déclaré à cette occasion l’Ambassadeur Roger Meece. Le patron de la Mission des Nations Unies en RDC, a au terme de l’audience lui accordée par le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), l’Abbé Apollinaire Malu-Malu, déclaré que « Les élections sont une priorité ». Il a précisé que « les Nations-Unies apporteront un appui conséquent, notamment dans le domaine logistique, en vue de combler les besoins importants ».

D’après l’Ambassadeur Meece, la discussion de ce mardi, 17 août avec le président de la CEI a porté sur la planification des opérations logistiques et le déploiement du matériel électoral sur l’ensemble du pays, en tenant compte des exigences du calendrier rendu public le 09 août 2010. Comme on le voit, le soutien au calendrier rendu public dernièrement est sans ambigüité. Sans ce calendrier, il serait impossible à la Monusco de penser à la planification du déploiement du matériel en vue de garantir la tenue de ces élections dans un pays aussi vaste qu’un sous-continent.

Optimiste, le Représentant Spécial du secrétaire Général des Nations Unies a salué les avancées enregistrées dans les préparatifs des élections nationales. Il a promis que son organisation s’impliquera dans l’accompagnement satisfaisant des opérations électorales prochaines en République Démocratique du Congo. Tout ceci contraste avec les avis pessimistes de politiciens congolais qui traduisent leur propre impréparation aux élections à l’incapacité imaginaire de la Commission électorale de remplir sa mission dans le délai.

Tête-à-tête Meece-Boshab au palais du peuple

Dans le cadre de sa démarche de s’imprégner des réalités politiques congolaises actuelles, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, l’Ambassadeur Roger Meece, a eu le premier tête-à-tête avec hier mardi 17 août à Kinshasa avec le président de la chambre basse du parlement, Evariste Boshab.

Au cours de cette première rencontre au Palais du peuple, siège du parlement congolais, les deux personnalités ont abordé toutes les questions liées à l’organisation des élections en 2011. Depuis qu’il a succédé à Alan Doss, c’est aussi pour la première fois que le représentant spécial de Ban-Ki Moon, secrétaire général de l’Onu, est allé à la rencontre du président de l’Assemblée nationale. Les deux hommes d’Etat ont également parlé du mandat de la Monusco qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’on se souviendra que la Monusco, c’est le nouveau mandat de la mission de l’Onu en Rdc.

La transformation de la Monuc qui était une mission de maintien de la paix, démontre le changement de situation sur le terrain. La guerre étant terminée, il revient à ce jour à la Monusco de contribuer à la stabilisation du pays selon le vœu de Joseph Kabila appelant la mission des Nations unies à s’investir dans les actions de développement en faveur des populations de l’Est sortant d’une longue guerre meurtrière.

La Monusco, comme jadis la Monuc, entend apporter une aide logistique importante à l’organisation des élections. Le fait que le calendrier électoral s’étale jusqu’en 2013, contrairement au mandat de la Monusco qui se termine en 2011, ne constitue en rien un problème insoluble.

Car, au terme de sa mission en 2011, si la Monusco demeure importante pour la poursuite du processus électoral, il sera fait une évaluation sans complaisance. Rien n’exclut, si la situation l’exige, que le mandat de la Monusco soit prorogé pour le besoin de la cause. Ce ne sera d’ailleurs pas une grande première. La Monuc qui vient de laisser la place à la Monusco a été portée sur fonts baptismaux en 1999. Son mandat a été prorogé plus d’une fois.

Une chose est vrai, la Monusco devra faire ses valises un jour et définitivement. La meilleure façon de le faire, de préparer ce départ définitif, c’est de faire en sorte que les Congolais prennent leurs responsabilités en mains. La première manière de prendre ses responsabilités aujourd’hui, c’est sans aucun doute de se donner des dirigeants avec une légitimité populaire incontestable.

Joachim Diana G.

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