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jeudi 19 août 2010

Candidat à la présidentielle 2011 : Tshisekedi revendique une place pour l’UDPS à la CENI

Tshisekedi revendique une place pour l’UDPS à la CENI

Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA

L’UDPS s’inscrit dans la dynamique électorale. Tshisekedi tient à placer une personnalité au sein de la CENI.

Le lider maximo de l’UDPS a rompu le silence depuis Bruxelles où il achève sa convalescence. La communication d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba à la presse articulée autour de quatre points révèle que le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social tient à faire jouer un rôle important à son parti lors de prochains scrutins. L’annonce de sa candidature à la présidentielle, la tenue du congrès de l’UDPS du 10 au 14 décembre 2010, le rejet du calendrier électoral publié par la CEI et l’obtention d’une place au sein de la Commission électorale nationale indépendante, CENI ont été l’essentiel de sa communication.

Tshisekedi n’a pas fait des mystères sur sa candidature à la magistrature suprême. Le président national de l’UDPS se proposera au congrès de son parti comme candidat à la présidentielle de 2011. Le congrès de l’UDPS se tiendra finalement du 10 au 14 décembre 2010. Le lieu et les modalités de son organisation n’ont pas été déterminés lors de cette adresse à la presse, à en croire notre source. Conséquences immédiates, Etienne Tshisekedi ne se reconnaît donc pas dans le congrès organisé à Righini.

Les plaies non encore cicatrisées au sein de l’UDPS risquent de refaire surface, faisant monter d’un cran la tension. Peut-être aussi que l’effet Tshisekedi servirait de levain à la réconciliation entre les différents courants de l’UDPS. Le congrès sera enfin l’occasion pour lui de se faire investir comme candidat de l’UDPS à l’élection présidentielle, affirme notre source.

Quant au calendrier des scrutins tel que publié par la CEI, Etienne Tshisekedi, d’un revers de la main, s’est insurgé contre cette programmation conçue et publiée par la CEI, en lieu et place de la CENI. Dans sa nouvelle configuration, la CENI regrouperait les personnalités désignées par la Majorité (4) et l’Opposition (3). Dans le quota de l’Opposition, Etienne Tshisekedi revendique une place à côté des personnalités désignées par l’Opposition institutionnelle.

Aussi, pour Tshisekedi, il n’est pas question de laisser les élections de 2011 être régentées par les mêmes personnes qu’en 2006. Le lider maximo aurait eu des mots moins tendres à l’endroit de l’abbé-président Apollinaire Malu-Malu qu’il considère comme élément perturbateur des élections de 2006.

Trois Casques bleus indiens tués à l'arme blanche au Nord-Kivu

Trois Casques bleus indiens de la Mission de stabilisation de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi à l'arme blanche dans leur camp à Kirumba (est, province du Nord-Kivu) par des présumés rebelles, a-t-on appris mercredi auprès de l'armée congolaise.

"Il y a un groupe de FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, rébellion) ou de Maï-Maï (milice congolaise) qui a pénétré dans l'enceinte de la Monusco basée à Kirumba", a affirmé à l'AFP le général Vainqueur Mayala, commandant de la 8e région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC).

"Ils n'ont pas utilisé les armes (à feu) mais ils ont utilisé des canifs et des machettes, et ils ont donné la mort à trois Indiens de la Monusco, et ont fait trois blessés grièvement", a ajouté le général Mayala, joint au téléphone depuis Kinshasa.

Le porte-parole de la Monussco, Madnodje Mounoubai, n'était pas joignable dans l'immédiat pour confirmer cette attaque.

Kirumba est situé à 140 km au nord de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, une province instable en raison de la présence de plusieurs groupes armées qui y sévissent depuis plus d'une décennie.

Controverse autour de la la désoxydation du diamant

Il est anormal que la valeur du diamant à l’exportation se soit effondrée en 2009 à 248.837.511 millions USD, alors que les chiffres se sont constamment situés entre 600 et 500 millions USD entre 2003 et 2008. Des pics à plus de 700 millions USD ont été atteints en 2004 et 2005. Au même moment le nombre des acheteurs n’a pas baissé. Il est même en constante augmentation.

Cette baisse inquiétante est le signe d’une fraude massive particulièrement sur l’année 2009. La désoxydation opérée par Diablanc vise à permettre à l’Etat congolais de renflouer ses caisses, au moment où les efforts de redressement national commencent à produire des effets dans tous les domaines. Pour les observateurs internationaux, les contestations contre la désoxydation sont entretenues par un réseau maffieux déterminé à réduire la marge de l’Etat congolais et de perpétuer la spoliation dont il a été victime depuis 1960 sur les marchés internationaux. Diablanc y met un terme !

En effet, interrogé sur la pertinence de la contestation par certains comptoirs congolais, un diamantaire indien de passage à Kinshasa a confié à l’agence DCCG sous le couvert de l’anonymat que «Il existe environ douze unités de désoxydation dans le monde et une seule en Afrique. Tous les diamants en provenance de la RDC sont désoxydés soit à Tel Aviv, Anvers, Dubaï, New-York ou Mumbay. La désoxydation à Kinshasa va faire de la capitale congolaise la principale place mondiale du marché du diamant. Les exportateurs étrangers ont intérêt à désoxyder ailleurs, cela leur permet de payer moins cher aux petits creuseurs et de déclarer moins à l’exportation. Les autorités congolaises ont pris la bonne décision.»

Même son de cloche chez Pascal Nyembo, directeur général adjoint du CEEC, Centre d’expertise et d’évaluation du diamant congolais, qui a affirmé le 12 août 2010, à l’occasion du Colloque du Cinquantenaire, que « les intérêts du gouvernement congolais se traduisent par la plus value que cette opération (désoxydation) apporte aux diamants à l’exportation ». Nyembo condamne le manque de coopération des opérateurs miniers qui «n’adhèrent pas à la mesure et entretiendraient des réseaux de fraude ». Contre les critiques concernant le coût du traitement, il a par ailleurs martelé que « L’ordre avait été donné au laboratoire de Diablanc de désoxyder sans frais tout diamant dépassant les deux carats. Donc pas d’excuses pour les opérateurs ». D’autre part, d’après un spécialise d’Interpol, le réseau maffieux du diamant congolais est lié au trafic international de drogue et ajoute-t-il « nous surveillons de près les exportations frauduleuses qui s’effectuent avec le concours de banquiers véreux qui sortent d’énormes quantité d’argent liquide de la RDC en violation de la loi. Nous savons que des avions atterrissent à Mbuji-Mayi avec des trafiquants et nous aidons les autorités congolaises à mettre un terme au blanchiment d’argent en RDC».

PAS D’ALTERATION

L’ensemble du traitement de désoxydation s’effectue sous vidéosurveillance et vise à rendre aux diamants leur pureté naturelle et à les débarrasser des scories qui en ternissent l’éclat et en réduisent sensiblement la valeur. Aucune pierre traitée ne peut ressortir du processus avec une valeur moindre. La valeur ajoutée peut atteindre de 400 à plus de 1000% de la valeur expertisée de la pierre avant traitement. Certaines pierres peuvent voir leur valeur augmenter de 1000 à 7000 USD. Contrairement à ce qu’ont affirmé les adversaires la désoxydation, aucun diamant, industriel ou de joaillerie, ne peut perdre de la valeur au cours de la désoxydation et le procédé ne peut révéler d’autres défauts que ceux qui étaient déjà présents dans la pierre. De plus, l’argument d’un refus de la désoxydation par certains exploitants qui veulent conserver « une valeur spéculative » à la pierre est jugé puéril par tous les gemmologues du monde. Tous sont d’accord que la désoxydation augmente à coup sûr la valeur d’un diamant. Le procédé s’effectue pratiquement sans perte de poids et combat parallèlement la pratique frauduleuse qui consiste à salir les diamants pour en réduire la valeur.

Poliovirus sauvage: une campagne pour vacciner 5 millions d’enfants congolais

Une campagne de vaccination contre le poliovirus sauvage va être lancé, jeudi 19 août, dans sept des onze provinces de la République démocratique du Congo. Elle va durer trois jours et vise près de cinq millions d’enfants. Cette campagne intervient après la découverte de six cas de ce virus en 2010, selon le ministre de la Santé publique, Victor Makweng Kaput.

«C’est une campagne régionale de riposte qui se justifie par la résurgence de l’infection par le poliovirus sauvage dans notre pays», a affirmé le Dr. Victor Makweng Kaput, lors d’une conférence de presse tenue mercredi 18 août à Kinshasa.

Selon le ministre de la Santé, la RDC a interrompu la circulation du poliovirus sauvage entre 2000 et 2005, puis soixante deux cas de ce virus sauvage ont ressurgi entre 2006 et 2009.

La campagne de vaccination, qui doit démarrer jeudi, concerne les provinces suivantes:

* Bandundu
* Bas-Congo
* Kinshasa
* Equateur
* Kasaï-Occidental
* Katanga
* Maniema

Cette campagne de vaccination devra se dérouler simultanément en Angola voisin, où l’on a signalé des cas de poliovirus présent en RDC.

Une seconde phase est prévue en septembre 2010 pour les quatre autres provinces.

La fin du mois de décembre est la date butoir pour arrêter définitivement la circulation du virus, a précisé le ministre Makweng.

Insalubrité à Kinshasa : Les marchés subissent le contrecoup de la situation

L’insalubrité constatée dans les marchés de la ville province de Kinshasa est un danger permanent à la santé publique. Il ne fait pas beau vivre dans un tel environnement. Dans les marchés, en effet, il y a toujours une place où les vendeurs et les vendeuses jettent des immondices et d’autres déchets quotidiens.

Or, ils ignorent que le fait que l’on jette ces immondices en ces lieux est favorable à la production d’insectes nuisibles : des mouches, des cancrelats et des moustiques en quantité débordante, des eaux qui restent stagnantes formant des lacs artificiels sur toutes les artères. En dépit des taxes d’étalage et celles de salubrité payées par les vendeurs, les ordures persistent, des résultats attendus en termes d’assainissement tardent à venir. Signalons que présentement, c’est la saison sèche, curieusement, la persistance des eaux stagnantes s’observe par-ci par-là.

Rappelons que pendant la saison de pluie, ce phénomène devient davantage critique. En pleine saison sèche, il est aberrant d’observer que les gens qui reviennent des marchés rentrent les pieds sales, comme s’ils rentraient des travaux de champs. Les eaux stagnantes sont puantes, et cela constitue un motif de plainte permanente pour les vendeurs et vendeuses et des personnes habitant dans les parages des marchés. Les uns et les autres sont exposés à diverses maladies telles que la typhoïde, la malaria, les amibiases, etc.

L’année dernière, une opération a été lancée, visant l’évacuation des immondices, des insalubrités. La finalité étant d’épargner la population d’éventuelles infections qu’elles encourent. Mais à ce jour, le changement se fait toujours attendre.

Au mois d’avril dernier, le monde entier avait célébré la journée internationale de lutte contre le paludisme, sous le thème : « vaincre le paludisme, le compte à rebours est lancé ». A l’heure qu’il est, des statistiques de l’organisation mondiale de la Santé, nous affirme qu’en Rdc près de 27 millions de cas touchée de la malaria dont 180.000 décès par an. Concernant cette situation déplorable il y a lieu de rappeler l’Hôtel de Ville à prendre à bras-le-corps sa mission relative à l’assainissement.

Laurette Kambamba

Trois Casques bleus tués à Kirumba, Monusco : L’épreuve du feu

La Mission des Nations-unies pour la stabilisation du Congo, Monusco , a encore du pain sur la planche. Trois Casques bleus indiens ont perdu la vie dans la nuit de mardi à mercredi dernier à Kirumba, province du Nord Kivu * Tout en déplorant l’incident, l’Américain Roger Meece, Représentant personnel de Ban - ki - Moon en République démocratique du Congo serait à l’heure d’une première épreuve de feu après sa prise de fonction en remplacement du britannique Alan Doss. * Dans cette perspective, le cauchemar que les Fdlr et les miliciens Maï-Maï infligent aux Congolais du Nord Kivu risque de déstabiliser le processus électoral dont le calendrier a été rendu public la semaine dernière.

Trois Casques bleus indiens de la Monusco tués dans une attaque par des hommes en armes. Tel est le bilan des affrontements qui ont eu lieu à Kirumba, province du Nord Kivu, aux petites heures du mercredi 18 août 2010. De source bien informée, il nous revient qu’en dépit desdits Casques bleus de la Mission onusienne en République démocratique du Congo tués, sept autres ont été blessés dans les mêmes circonstances à l’arme blanche dans leur camp à Kirumba.

Réaction de New Delhi

La question que les uns et les autres sont en droit de se poser présentement est celle de savoir qui est à la base de ce énième coup de force dans le Nord Kivu, cette partie de la République souvent en proie à l’instabilité. De prime abord, une soixantaine d’hommes, "probablement des miliciens (congolais) Maï-Maï", ont attaqué vers 1 heure 50 le contingent indien basé à Kirumba, localité située à environ 140 Km au Nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a indiqué l’armée indienne dans un communiqué diffusé à New Delhi. Et comme pour justifier les circonstances dans lesquelles l’événement malheureux a eu lieu, le même communiqué renseigne que "Profitant de l’obscurité", cinq d’entre eux, vêtus en civil et "apparemment inoffensifs" se sont d’abord présentés à la garde pour "demander de l’aide". A la source d’ajouter : "Pendant qu’ils échangeaient avec le soldat de garde, un groupe d’environ 50 à 60 rebelles" a attaqué le poste de contrôle, tuant sur le champ trois soldats et blessant sept autres , au cours de cette agression qui a duré cinq minutes, a précisé l’armée indienne.

La 8ème région militaire étonnée

Le commandant de la 8ème région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le Général Vainqueur Mayala, a indiqué quant à lui, que les assaillants "ont utilisé des couteaux et des machettes" pendant leur incursion dans le camp onusien. Cependant, il dit n’avoir "aucune idée" du mobile.

"La Monusco est quand même une institution, ces gens-là (les Casques bleus) montent une garde rigoureuse, alors je ne vois pas comment les agresseurs sont entrés avec des poignards", a martelé le général Mayala. Et de poursuivre, "Il y a une équipe qui est allée sur place pour s’enquérir de la situation et avoir beaucoup plus d’information". Quelles sont alors les vraies circonstances et les mobiles qui ont milité en faveur de ce grain de sable dans l’œil de la Mission chargée de la stabilisation de notre pays ? D’après le chef de la cité de Kirumba, Egide Karafifi cité par une dépêche, les agresseurs, au nombre de 25, portaient également des coiffes en raphia sur la tête et "chantaient des chants Maï-Maï ". Rien de plus. Ce qui rend l’affaire complexe et exige les précisions des autorités de la Mission onusienne éprouvée.

D’autre part, selon le récit livré par général Philippe Beni, un premier groupe de cinq à six personnes au comportement " extrêmement pacifique ", s’est approché de la base de la Monusco à Kirumba. Comme il est d’usage pour les personnes qui souhaitent être reçues à la base, les sentinelles ont appelé un interprète. C’est en ce moment que les visiteurs ont violemment attaqué les Casques bleus par surprise. Une résistance s’est aussitôt formée du côté des Casques bleus pour réagir à cette attaque. Au même moment, une cinquantaine d’autres agresseurs camouflés dans la végétation ont rejoint le premier groupe d’agresseurs. Un combat au corps à corps s’en est suivi pendant cinq à six minutes. Les agresseurs auraient pris fuite lorsque d’autres casques bleus sont venus à la rescousse de leurs frères d’armes. Solidarité oblige, bien qu’un peu tard.

Une perte très triste

Le patron de la Monusco, le diplomate américain Roger Meece, a aussitôt déploré la "perte très triste" des trois soldats indiens, affirmant que la mission continuerait ses efforts "contre les menaces des groupes armés". "Je ne peux que répéter le choc que j’ai ressenti, la tristesse pour la perte de nos soldats. Malheureusement, je peux vous rappeler que ce n’est pas la première fois que nous perdons des soldats de la paix de la Monusco", a déclaré Roger Meece, au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de l’organisation à Kinshasa. Une conférence animée chaque mercredi en milieu de journée. Mis devant ses responsabilités, Roger Meece se veut déterminer. "Nous allons continuer nos efforts, j’ai toute confiance dans nos personnels, ce sont des soldats professionnels, c’est une perte très triste, mais je vous assure que nous allons continuer nos efforts contre les menaces posées par les différents groupes armés, y compris le groupe qui a fait cette attaque ce matin", a-t-il ajouté, sans trop préciser la nature du groupe dont question.

Qui a bu boira

En fin mai dernier, dans cette même région de l’Est de la République, un Casque bleu indien avait été tué par balle par des présumés rebelles FDLR (hutus rwandais présents en RDC depuis le génocide de 1994), qui venaient d’attaquer des soldats congolais sur une route traversant le Parc national des Virunga, à environ 80 km au nord de Goma. Certains analystes pensent que si mort d’hommes a été enregistrée environ trois mois après, c’est que les Fdlr n’ont pas encore dit leur dernier mot et que la question de cette menace permanente devrait être remise sur table. D’autres par contre pointent d’un doigt accusateur les anciens supplétifs des Forces armées congolaises, qui les traquent actuellement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Il s’agit des ’’insatiables Maï-Maï ’’ dont les croyances reposent essentiellement sur la magie et le sang.

Pour témoignage, ceux qui les ont fréquentés déclarent qu’ils boivent et s’aspergent un breuvage mystique avant les combats pour se "protéger" des balles. Pourtant, l’Est de la RDC est instable depuis plus d’une décennie en raison de la présence de groupes armés qui y commettent régulièrement pillages, viols et assassinats. La nouvelle vocation de la Mission onusienne mettant un accent particulier sur la stabilisation aurait ici sa justification.

Ce qu’il faut attendre de la Monusco

Jusques à quand cette question de stabilité sera -telle évoquée ? Avec un effectif de près de 18.000 hommes, la Monusco est la plus importante mission de l’ONU dans le monde. Mais, cette noble mission n’a pas d’autre choix que d’affuter ses armes. Mais les agresseurs n’ont pas encore dit leur dernier mot. Roger Meece, après que le commandant de la Force de la Monusco, le général Prakash se soit rendu sur place mercredi pour examiner la situation, devra tirer les conséquences et viser la stabilisation complète de ses éléments, et de la République. Ce qui vaut son pesant d’or.

D’après le Général Beni, les détachements de la Monusco ont été informés de cette attaque (si pas d’autres encore), et prennent des mesures de sécurité et de vigilance appropriées. Le nombre des Casques bleus disparus sur le sol congolais ne fait que s’alourdir. Il est porté actuellement à trente quatre qui ont péri au cours des opérations durant près de dix ans de la Mission de l’ONU en RDC, généralement dans sa partie Est. C’en est trop, au risque de compromettre les élections à venir.

Emmanuel Badibanga

mercredi 18 août 2010

Calendrier électoral : La Monusco apporte son soutien

Pendant que la fronde autour du calendrier électoral diminue, faute d’arguments solides, le mouvement de soutien prend le relai. Le dernier soutien après celui des Usa, n’est pas des moindres. C’est celui du représentant spécial de Secrétaire général de l’Onu, l’Américain Roger Meece pour le compte de la Monusco (Mission de Nations unies pour la stabilisation du Congo).

En effet, selon les informations en notre possession, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, l’Ambassadeur Roger Meece, a annoncé hier l’appui de la MONUSCO à l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes en République Démocratique du Congo. Par conséquent, il a apporté son soutien au calendrier électoral qui ouvre la voie à ces élections et qui coupe court avec les intentions de ramener la Rdc vers le régime de combines politiciennes en vue du partage du pouvoir loin de la volonté populaire.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu a exprimé le soutien de son institution au cours d’un échange qu’il a eu hier mardi, 17 août 2010 à Kinshasa avec le président de la Commission Electorale Indépendante, l’Abbé Apollinaire MaluMalu. Il était question entre les deux personnalités d’échanger sur les dispositions logistiques des élections de 2010-2013.

La Monusco confirme son soutien à l’organisation des élections en République Démocratique du Congo, a déclaré à cette occasion l’Ambassadeur Roger Meece. Le patron de la Mission des Nations Unies en RDC, a au terme de l’audience lui accordée par le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), l’Abbé Apollinaire Malu-Malu, déclaré que « Les élections sont une priorité ». Il a précisé que « les Nations-Unies apporteront un appui conséquent, notamment dans le domaine logistique, en vue de combler les besoins importants ».

D’après l’Ambassadeur Meece, la discussion de ce mardi, 17 août avec le président de la CEI a porté sur la planification des opérations logistiques et le déploiement du matériel électoral sur l’ensemble du pays, en tenant compte des exigences du calendrier rendu public le 09 août 2010. Comme on le voit, le soutien au calendrier rendu public dernièrement est sans ambigüité. Sans ce calendrier, il serait impossible à la Monusco de penser à la planification du déploiement du matériel en vue de garantir la tenue de ces élections dans un pays aussi vaste qu’un sous-continent.

Optimiste, le Représentant Spécial du secrétaire Général des Nations Unies a salué les avancées enregistrées dans les préparatifs des élections nationales. Il a promis que son organisation s’impliquera dans l’accompagnement satisfaisant des opérations électorales prochaines en République Démocratique du Congo. Tout ceci contraste avec les avis pessimistes de politiciens congolais qui traduisent leur propre impréparation aux élections à l’incapacité imaginaire de la Commission électorale de remplir sa mission dans le délai.

Tête-à-tête Meece-Boshab au palais du peuple

Dans le cadre de sa démarche de s’imprégner des réalités politiques congolaises actuelles, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, l’Ambassadeur Roger Meece, a eu le premier tête-à-tête avec hier mardi 17 août à Kinshasa avec le président de la chambre basse du parlement, Evariste Boshab.

Au cours de cette première rencontre au Palais du peuple, siège du parlement congolais, les deux personnalités ont abordé toutes les questions liées à l’organisation des élections en 2011. Depuis qu’il a succédé à Alan Doss, c’est aussi pour la première fois que le représentant spécial de Ban-Ki Moon, secrétaire général de l’Onu, est allé à la rencontre du président de l’Assemblée nationale. Les deux hommes d’Etat ont également parlé du mandat de la Monusco qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’on se souviendra que la Monusco, c’est le nouveau mandat de la mission de l’Onu en Rdc.

La transformation de la Monuc qui était une mission de maintien de la paix, démontre le changement de situation sur le terrain. La guerre étant terminée, il revient à ce jour à la Monusco de contribuer à la stabilisation du pays selon le vœu de Joseph Kabila appelant la mission des Nations unies à s’investir dans les actions de développement en faveur des populations de l’Est sortant d’une longue guerre meurtrière.

La Monusco, comme jadis la Monuc, entend apporter une aide logistique importante à l’organisation des élections. Le fait que le calendrier électoral s’étale jusqu’en 2013, contrairement au mandat de la Monusco qui se termine en 2011, ne constitue en rien un problème insoluble.

Car, au terme de sa mission en 2011, si la Monusco demeure importante pour la poursuite du processus électoral, il sera fait une évaluation sans complaisance. Rien n’exclut, si la situation l’exige, que le mandat de la Monusco soit prorogé pour le besoin de la cause. Ce ne sera d’ailleurs pas une grande première. La Monuc qui vient de laisser la place à la Monusco a été portée sur fonts baptismaux en 1999. Son mandat a été prorogé plus d’une fois.

Une chose est vrai, la Monusco devra faire ses valises un jour et définitivement. La meilleure façon de le faire, de préparer ce départ définitif, c’est de faire en sorte que les Congolais prennent leurs responsabilités en mains. La première manière de prendre ses responsabilités aujourd’hui, c’est sans aucun doute de se donner des dirigeants avec une légitimité populaire incontestable.

Joachim Diana G.

Calendrier électoral : Mlc, la peur ; Soutien total des Usa au calendrier

Le Mlc guettait depuis longtemps l’occasion de retarder les élections, le temps de savoir sur quel pied danser et avec quelle musique, tellement que l’album « Bateki mboka » et son rythme « Muana mboka » ont perdu toute actualité. * Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Mlc exige la tenue d’une table-ronde préélectorale. Qu’est-ce que telle table-ronde va-t-elle résoudre comme problème ? * Lorsqu’une table-ronde des politiciens s’occupe du calendrier proposé par la Cei, une institution indépendante, que restera-t-il de cette indépendance de cette commission électorale ?

Entre le Mlc et l’Union pour la Nation (UN), qui agit pour le compte de qui ? Apparemment, pour réagir à un événement politique, l’UN n’a besoin d’écouter personne, même pas ses membres influents s’ils en existent encore. C’est la preuve que cette plate-forme n’a plus d’existence en dehors de l’ambition de son coordinateur. Sinon, personne ne comprendrait que ce coordinateur autoproclamé se perde en conjecture sans tenir compte de l’existence de ces membres. Un membre de l’UN se posait la question de savoir si cette plate-forme était devenue un parti politique à la tête duquel trônerait un président qui agit seul.

Le fait que chaque membre de l’UN agit dans son coin, est une preuve du règne de la tour de Babel. Dans cette situation on ne pouvait s’attendre à un engagement fort pour les élections. Le Mlc guettait depuis longtemps l’occasion de retarder les élections, le temps de savoir sur quel pied danser et avec quelle musique tellement que l’album « Bateki mboka » et son rythme « Muana mboka » ont perdu toute actualité.

Un faux prétexte

Le calendrier électoral publié par la Cei est saisi comme une bouée de sauvetage. Se rendant compte qu’il ne peut continuer à rejeter sans arguments valables ce calendrier électoral, le Mlc vient de proposer une solution de désespoir, une preuve de plus de sa peur-panique face aux prochaines échéances électorales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Mlc exige la tenue d’une table-ronde préélectorale. Qu’est-ce que telle table-ronde va-t-elle résoudre comme problème ? En quoi une table-ronde sera-t-elle une solution à la première revendication de ce parti, à savoir, une prétendue prolongation indue des mandats ?

Lorsqu’une table-ronde des politiciens s’occupe du calendrier proposé par la Cei, une institution indépendante, que restera-t-il de cette indépendance de cette commission électorale ? On peut également se poser la question de savoir à quoi avait servi la composition paritaire. En organisant une table-ronde des politiciens pour mettre en cause le travail de la Commission électorale, ne crée-t-on pas un cas de jurisprudence pour le travail de la Ceni ? Voilà un signe qui ne trompe pas, une preuve que l’opposition congolaise ne s’est pas préparée aux élections. Lorsqu’on tient compte de l’identité des partis qui exigent les négociations, on se rend compte qu’ils se recrutent parmi les produits des négociations politiciennes. En cinq ans d’exercice démocratique, après s’être imposé par les armes, le Mlc de JP Bemba et le Rcd de Azarias Ruberwa, sont incapables de se maintenir par le jeu démocratique.

Négociations : plus jamais cela

Ils veulent par des manœuvres dilatoires ramener le pays au régime des négociations politiciennes avec à la clé le partage équitable et équilibré du pouvoir. On sait comment cela commence. On va en négociation pour organiser le pouvoir, on transforme le cadre créé pour cette fin en un forum pour la conquête du pouvoir. La proposition de telle solution ne peut être que le résultat d’une peur-panique à l’approche des élections au moment où beaucoup priaient pour qu’il n’y ait pas élections. On serait arrivé à la fin du mandat sans lancer le processus électoral, on constaterait un vide juridique et donc une crise politique que les textes qui régissent le pays ne pourraient plus résoudre. On ferait alors un bond dans l’extraconstitutionnel. En publiant son calendrier, la Cei a coupé court à cet espoir. On comprend pourquoi la réaction est vive jusqu’à l’hystérie. Le Mouvement de Libération du Congo (Mlc), présenté comme le parti politique phare de l’opposition, sait que la carte électorale de 2011 ne sera plus celle de 2006. Les dirigeants du Mlc sont donc réalistes en ayant peur du lendemain. Mais ils ont tort de proposer une solution extraconstitutionnelle. C’est étonnant que le Mlc, parti de l’opposition institutionnelle, ne pense même pas à mettre à contribution les institutions qui ont reçu un mandat incontestable et incontesté du peuple congolais.

Coup d’Etat contre la Cei

En proposant l’organisation des négociations politiques, le Mlc voudrait, à l’entendre, éviter une crise politique. A vrai dire, le Mlc cherche à créer de toutes pièces une crise politique. Selon Thomas Luhaka, secrétaire exécutif du Mlc, la crise viendrait du fait que la Cei n’aurait pas mandat de publier un calendrier électoral. Pour démontrer la mauvaise foi et le caractère manipulatoire de la position du Mlc, Thomas Luhaka parle du président de la Cei qui n’aurait pas qualité de publier le calendrier des prochaines échéances électorales. Si tel était le cas, il aurait été plus sincère pour le Mlc d’exiger l’annulation pure et simple de ce calendrier puisque nul et de nul effets. Ou encore, le parti politique de JP Bemba devrait exiger que la Ceni qui sera bientôt opérationnelle, parce qu’il ne reste que la désignation de ses membres, propose un autre calendrier électoral. Lorsqu’on sait qu’une table-ronde pourrait prendre plus de temps que celui qui nous sépare de la rentrée parlementaire qui pourrait résoudre le problème de la Ceni, on comprend que le problème ne réside pas dans la non qualité de la Cei de publier ce calendrier. Le problème c’est que la publication de ce calendrier perturbe le raccourci des négociations politiques en vue du partage du pouvoir.

La déclaration de Thomas Luhaka est une insistance en rapport à la première déclaration de ce parti politique faite le 10 août 2010. Le Mlc avait dénoncé le caractère inconstitutionnel de ce calendrier. Aujourd’hui, étonnamment, le Mlc propose non seulement une solution qui viole la Constitution, mais qui l’ignore purement et simplement. Dans un pays où il y a eu des élections, où il y a un parlement qui fonctionne, recourir aux négociations politiques pour résoudre un problème réglé par des lois connues du pays, est un vrai coup d’Etat contre le pouvoir en place. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’un coup d’Etat contre une institution indépendante qu’est la Commission électorale indépendante, qu’elle s’appelle Cei ou Ceni. La Rdc est sortie de la période du consensus pour celle de la confrontation démocratique.

Les Usa soutiennent le calendrier

Séjournant dans la capitale congolaise, la sous-secrétaire adjoint aux Affaires africaines du département d’Etat des Usa, en charge de l’Afrique australe, Susan Page, a exprimé le soutien de son pays au calendrier électoral publié par la Cei et au processus électoral dans son ensemble. Au sujet de ce calendrier, le souhait aurait été de commencer par les locales, mais face aux contraintes, il y a lieu de soutenir le calendrier publié par la Cei.

Selon, Mme Page, son pays est content que la Rdc se soit dotée d’un calendrier électoral. Car, a-t-« elle poursuivi : « Nous allons soutenir le processus électoral, y compris avec le soutien que nous portons à la Monusco ( Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo) et le programme soutenu par l’USAID sur l’éducation civique dans quatre provinces du pays ». Il faut rappeler que contrairement aux dirigeants du Mlc qui attribuent le calendrier rendu public au président de la Cei, il s’agit d’un travail qui tient compte de beaucoup de contraintes. C’est pour cette raison qu’il a fait l’objet de concertation avec les différents partenaires, dont la communauté internationale.

Joachim Diana G.

Obstacles au PAPDDS dans la Province orientale : Victor Makwenge plaide en faveur de la mobilisation des ressources

Le ministre de la santé, Victor Makwenge vient de plaider en faveur de la mobilisation des ressources de la contre partie du gouvernement pour le démarrage du Plan directeur de Développement sanitaire (PAPDDS) dans la province orientale. A l’encroire, les difficultés de démarrage sont dues notamment au nombre élevé des centres de santé à réhabiliter, à la durée du Projet et à l’inaccessibilité dans certains centres de santé suite à la dégradation des ¾ des infrastructures routières. Il s’est ainsi exprimé à l’issue de sa visite au centre de santé Madula et la Maternité Wanie Rukula, dans la province orientale en présence du gouverneur de la dite province. S’agissant des centres de santé, Il a fait savoir que le projet, dans son volet réhabilitation cible 34 centres de santé. Cependant, il est difficile de démarrer avec tous ces centres de santés sélectionnés sans s’assurer si l’alimentation en eau potable est garantie avec le système de forage ainsi que l’alimentation en énergie solaire.

Pour ce qui est de la durée du projet, il a indiqué qu’il va s’effectuer sur deux étapes. La 1ère phase qui s’étend du 31 juillet 2010 au 28 janvier 2012 concerne 12 centres de santé dans 2 districts sanitaires. Quant à la 2ème phase qui va 20 décembre 2011 au 20 mars 2012 , elle vise 13 centres de santé dans 3 districts sanitaires. A la maternité de Wanie Rukula , il ya deux partenaires qui interviennent . Pour le ministre, il ne faut pas éparpiller les efforts. Car ce projet est d’une importance capitale dans la mesure où il couvre plus d’un quart des zones de santé de la province.

A signaler que, victor Makwenge a aussi présidé une réunion à Kisangani dans le but de constater l’évolution du projet. Les enseignements tirés doivent permettre d’affirmer les structures de redressement ou de maintien du cap vers les objectifs fixés au cours de la période du projet.Car il ya va de la santé des populations vivant dans les zones de santé couvertes par PAPDDS.

La primature en deuil : le Conseiller principal Alexandre Ndidwa n’est plus

La mort a encore une fois frappé à la porte de la primature. Elle vient d’arra cher au Premier ministre Adolphe Muzito un de ses précieux collaborateurs en la personne de Alexandre NDIDWA, Conseiller Principal au Collège Economique. Le décès de ce conseiller principal est survenu le vendredi 13 août 2010 au Centre Médical de Kinshasa après un passage à l’étranger où le cas aurait été jugé désespéré.

Selon le programme de la primature, la levée du corps de la morgue de la Clinique Ngaliema est prévue pour demain mercredi 18 août 2010. Le corps sera exposé dans la salle Polyvalente de la Paroisse Sainte Rita, derrière le Marché Cité Pumbu, Triangle/Cité Verte, dans la commune de Mont-Ngafula.

L’inhumation, selon le même programme interviendra le jeudi 19 août 2010 au cimetière de Benseke Futi (Nouvelle Cité). Le Directeur de Cabinet adresse ses condoléances à la famille de l’illustre disparu. Le disparu est un ancien cadre de la Banque centrale du Congo.

SG

Onatra : les syndicats de Matadi disent non à la grève

Les travailleurs de l’Onatra ont déclenché un mouvement de grève très controversé. Pour la première fois dans l’histoire des grèves dans cette entreprise publique, la désapprobation de cette action syndicale vient de la masse laborieuse elle-même. Alors que le mouvement de grève lancé par les politico-affairistes syndicalistes de Kinshasa, habitués à telles situations afin d’en tirer prébendes et autres avantages, semble observé dans la capitale, les travailleurs de Matadi refusent catégoriquement de s’inscrire dans la logique de l’arrêt du travail pour des raisons obscures. Ils l’ont clairement exprimé dans une lettre qu’ils ont adressée à l’Administrateur Délégué général de l’entreprise. « Nous avons l’insigne honneur de vous saisir par le présent mémo au sujet du mouvement intempestif de grève observée à Kinshasa depuis le jeudi 12/08/2010.

En effet, ce mouvement de grève déclenchée au mépris de la procédure en la matière nous étonne et a fait que la Délégation Syndicale se réunisse pour en débattre en raison des effets néfastes d’entraînement qui peuvent en résulter.

De ce débat franc, il s’est dégagé une concordance des vues dans la mesure où l’ensemble des Délégués Syndicaux restent attachés à la politique d’harmonisation des vues par des négociations permanentes entre les parties en présence comme seul moyen efficace pour régler tout problème qui se pose dans l’Entreprise. De ce fait, les délégations syndicales de Matadi n’emboîteront pas le pas à ce mouvement de grève illégale. Car, nous avons constaté que la SNCC et LA RVA ont respectivement bénéficié de la Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement un appui de 250.000.000 USD et de 200.000.000 USD grâce au comportement responsable de leurs Travailleurs.

Mais l’Onatra, à cause du désordre interne qui y règne et des grèves intempestives, n’a rien obtenu. Ainsi vous demandons-nous de prendre toutes vos responsabilités en mettant hors d’état de nuire les agents véreux bien connus qui œuvrent pour la déstabilisation de l’Entreprise. Du reste, si ces genres de grève continuent sans pour autant privilégier le dialogue entre les parties en présence, la Délégation Syndicale du Bas-Congo s’interposera dans les transferts de fonds pour les paiements de salaires des gens qui ne veulent pas prendre leur destin en mains. Dès lors, nous privilégierons l’investissement de nos infrastructures et de nos équipements de Ports Maritimes.

Par ailleurs, nous sommes surpris d’apprendre des radios et télévisions périphériques de Kinshasa que certains Secrétaires Généraux, notamment OSANGO, FUKI et TADILA y passent pour vilipender les autorités en mettant sur la place publique les problèmes internes de l’Office. Cela constitue une forme d’intoxication des travailleurs en vue de les pousser à l’indiscipline et aux désordres. Ce comportement doit être réprimandé par l’autorité.

Notre position ne fait que réitérer les propos tenus dans notre mémo vous adressé au début de cette année. Propos qui consistaient à refuser toute grève intempestive et à privilégier le dialogue et la concertation autour d’une table pour tout problème qui se pose dans l’entreprise Nous sommes conscients que cette position met mal à l’aise les détracteurs de l’entreprise et les poussent à nous combattre ainsi que l’autorité du Département des Ports Maritimes ».

C’est plus clair. Pour les syndicats de Matadi, au moment où les politico-affairistes de Kinshasa seront en déblaiement, il ne sera pas question que l’argent parte de Matadi pour payer les oisifs. Les délégués syndicaux de Matadi, de l’Onatra utile, ont pris conscience de l’avenir de leur entreprise qui n’a que trop souffert des grèves. Au lieu de solution aux problèmes posés, ces mouvements de grève n’ont fait qu’empirer la situation de l’entreprise dont l’image est aujourd’hui ternie.

Ont signé la lettre de désaveu à la grève, les syndicats DRH et DSG/ MATADI. La raison pour laquelle les affairistes ont appelé à la grève, c’est semble-t-il la réclamation des frais scolaires. Il nous revient pourtant que la solution avait déjà été trouvée à ce problème. C’est ce que témoigne cette note de la hiérarchie de l’entreprise à tous les chefs des départements et aux directions staff.

« NOTE A :

- DEPARTEMENTS (TOUS) ;

- DIRECTIONS STAFF (TOUTES)

Concerne : Paiement des frais scolaires

La Direction Générale porte à la connaissance de l’ensemble du personnel de l’Office que le paiement des frais scolaires interviendra à partir du Lundi 16 août 2010. Le montant à payer est celui qui fut accordé l’année passée ». La note est signée Serge BASAULA NDOMBEDI, Administrateur Directeur Général Adjoint.

SG

Avec ses quatre travaux de recherche : L’école de criminologie s’active à Kinshasa

L’Université de Lubumbashi (Unilu) à travers son école de criminologie, a organisé des conférences pour la présentation des travaux de recherche en criminologie réalisés dans la province du Katanga à l’école de criminologie en République démocratique du Congo.

Trois conférences au total ont été organisées dans des milieux scientifiques de la capitale congolaise. La première conférence s’est déroulée dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Université de Kinshasa, en présence des membres du personnel académiques et scientifique, ainsi que des étudiants de plusieurs facultés. La deuxième a été organisée à l’Université Protestante au Congo et enfin, la bibliothèque du centre Wallonie Bruxelles a servi des cadres à ces Docteurs en criminologie pour présenter leurs travaux de recherche. Sous la conduite du Professeur Kienge-Kienge Intudi, quatre travaux de recherche ont été présentés au public. Le premier s’est intitulé « la co-production de la sécurité à l’épreuve de l’observation. Police publique et privées dans les usines Gécamines de Shituru à Likasi au Katanga » par Ngoie Mwenze Honoré, licencié en lettres et Docteur en criminologie.

Dans son étude, Ngoie Mwenze a pu détecter plusieurs menaçants qui vulnérabilisent la sécurité des usines de Shituru de la Gécamines. Dans sa conclusion, l’auteur de la dite recherche affirme que la Gécamine souffre de l’insécurité de sa sécurité. Les exploitants miniers artisanaux n’ont des places pour opérer, d’où ils sont obligés d’exploiter près de la Gécamine. Le deuxième travail était de Tshinyama Kadima, licencié en psychologie et Docteur en criminologie. Il s’est appesanti sur « L’observation ethnographique d’un commissariat à Lubumbashi. Une compréhension des pratiques policière en contexte congolais ». Dans sa recherche, il démontre que la police est à la fois, une institution qui assure l’ordre établit par le gouvernement, et aussi sociologiquement, se présente comme une organisation autonome et une profession. Son étude s’est déroulée dans un commissariat de police au Katanga pour comprendre la logique des policiers. Pour lui, les commissariats de police congolaise sont tout d’abord, une grande première instance de justice par excellence, mais les OPJ transfert au parquet que des affaires qui choquent et qui demandent un résultat. Ensuite, il a affirmé que les policiers congolais s’approvisionnent comme tout autre fonctionnaire, parce ils considèrent leurs bureaux comme étant un champ où ils doivent trouver quelque chose pour amener à la maison.

La troisième intervention a été celle de Lupitshi wa-Numbi , licencié en sociologie et Docteur en Criminologie qui s’est basé sur « les trajectoires de sortie de la rue des jeunes à Lubumbashi ». Pour ce Docteur, la sortie de la rue des enfants de Lubumbashi est un phénomène fluide multidimensionnel. Cette sortie dépend aussi des ressources que détiennent ces jeunes. Cette sortie dans la rue crée aussi un changement identitaire, langagière, référence sociale et changement du réseau relationnel. Et le dernier travail de recherche en criminologie a été présenté par Bady Kabuya, qui s’est concentré sur « une approche criminologique pour un autre regard sur le travail d’un magistrat du parquet à Lubumbashi ». Dans son travail, il a déploré le fait que plusieurs discours illégalistes caractérisent le métier des juristes. Il a affirmé que le droit n’est pas seulement les textes, mais une vision du monde. Et aussi, le droit est intimement lié à l’organisation de la société. Et d’ajouter que, lorsqu’on transfert le droit d’une société vers une autre, c’est ce qu’on appelle l’Acculturation. Ces conférences ont été une opportunité pour le chargé de la coordination de cette mission de vulgarisation et de prospection de l’école de criminologie de l’Unilu à Kinshasa, le Professeur Raoul Kienge-Kienge Intudi, de lancer un appel au concours pour les candidats ressortissants des provinces de Bandundu, du Bas Congo et de la ville de Kinshasa, détenteur bien entendu d’un titre de licence dans une discipline quelconque.

Onassis Mutombo

Bas-Congo : Quid du contrôle des biens remis aux formations médicales par le gouvernement provincial ?

La question est réellement suspendue sur les lèvres des observateurs avisés. On ne cesse de se demander si le gouvernement provincial a le contrôle de tous ces matériels qu’il remet aux différentes formations médicales de la Province du Bas-Congo. Des moyens financiers ont été libérés pour que toutes ces formations médicales soient doutées d’outils performants afin de le sortir d’un déficit en matériels. Cette bonne volonté est manifeste. Les équipements sont là depuis un certain temps. On ne s’en plaint.

Le gouvernement provincial n’a donc pas lésiné sur les moyens. Les populations et les utilisateurs s’en sont réjouis. Mais il faut aller très loin pour ne pas trop laisser ces biens s’évaporer dans la nature. Qui ne dit pas que certains de ces matériels auraient déjà pris d’autres directions autres que celles pour lesquelles ils sont destinés. C’est autant suggérer aux autorités compétentes d’initier des missions de contrôle pour se faire une idée de la présence de ces matériels ayant fait la joie des bénéficiaires à tous les niveaux. La confiance n’excluant pas le contrôle, il n’est pas si mauvais de savoir si ces biens et matériels sont encore présents dans les formations médicales où ils ont été déposés.

L’opinion revient avec la disparition de l’ambulance destinée à l’Hôpital Général de Référence de Kiamvu. Il se dégage que l’on ne parle plus de cette disparition. C’est comme si ce dossier est déclassé. Il est considéré comme étant une page tournée et déchirée. Non, rétorque un infirmier de cette formation médicale. Quand cette ambulance avait été mise à la disposition de cette institution hospitalière par le Gouverneur de Province, cette occasion avait été suivie par plusieurs personnalités et autres curieux. Ce geste est une démonstration de l’implication du gouvernement provincial dans l’amélioration des conditions de travailler dans les centres et formations médicales.

Mû par l’esprit de transparence et de la bonne gouvernance qu’il a tooujours prônées, Simon-Floribert Mbatshi n’hésitera pas pour diligenter cette mission pour avoir le net. Car, il n’y a pas de raisons que cette mission soit étouffée dans l’œil. Au finish, elle aidera le gouvernement provincial à se rendre compte de l’effectivité de ces matériels socio-médicaux.

Kinshasa : la grève se durcit à la RVA

La grève des agents de la Régie des voies aériennes (RVA) est entrée, vendredi 13 août, à son deuxième jour. Les grévistes s’opposent au renouvellement du « contrat de stabilisation » et demandent sa résiliation pure et simple. Ce contrat est un échec cuisant sur tous les plans, selon ces agents. La tension a été vive, vendredi avant midi, aussi bien à la direction générale de RVA à Ndolo qu’à l’aéroport internationale de N’djili à Kinshasa.

Les manifestants sont formels, concernant le sort de Jean Assise. L’un d’eux a lâché :

« Le départ. Nous demandons le départ de l’ADG et de toute son équipe, pour qu’il n’y ait pas des règlements de compte après. »

Le comité Assise n’a fait qu’empirer la situation de la RVA, a enchaîné un autre agent :

« Avant son arrivée, la RVA était endettée de 400 000 dollars américains. Mais aujourd’hui, c’est plus de 36 millions de dollars. Où est sa technicité ? »

Jusque-là, Jean Assise n’a pas encore réagi. Cependant, certains cadres ont annoncé qu’il tiendra prochainement un point de presse pour donner sa version des faits.

Entre temps, à l’aéroport de N’djili, un service minimum était assuré vendredi, alors que la police de RVA encadre les manifestants.

Un responsable de cette police a expliqué :

« Les policiers que vous voyez, ils sont avec nous. Ils ont pour mission de sécuriser les biens et les personnes. Ils sont en train d’observer qu’il ait pas de dérapage. »

Dans la foulée ces manifestants exigeaient, par ailleurs, l’application du deuxième pallier du SMIG.

Le devoir de mémoire onze ans après, 14 août 1999 : les armées régulières rwandaises et ougandaises s’affrontent à Kisangani

Ville martyre à plus de 750 Km de leurs frontières respectives, peuplée de plus de 800.000 habitants ;
- Des armes à feu crépitent, plus de 8.000 obus écrasent la ville occupée, des maisons et infrastructures détruites, la désolation. C’était la désolation cette journée de samedi.
- Des centaines des Congolais massacrés, d’autres violés, blessés dans l’indifférence totale de la Communauté Internationale
- 2 Août 1998 - 2 Août 2010 12 ans, jour pour jour, après l’agression par ces deux armées de la R.D. Congo, le devoir de mémoire s’impose.
- Plus jamais cela en République Démocratique du Congo ;

Le devoir de mémoire

Le devoir de mémoire nous fait revenir à un certain samedi 14 août 1999. Deux forces armées étrangères de deux pays africaines, les troupes régulières de l’armée rwandaise et celles de l’armée ougandaise, commandées par des officiers supérieurs et subalternes réguliers, s’affrontent sur le territoire d’un autre pays africain. Elles s’y font la guerre. Il n’y a aucun doute là-dessus. Les médias, à travers le monde l’annoncent. Le Rwanda et l’Ouganda se livrent bataille à Kisangani, chef-lieu d’une des provinces de l’Est de la République Démocratique du Congo, ce 14 août 1999 et les jours qui suivent.

Deux pays africains qui se sont organisés, une année auparavant, pour envahir et occuper militairement des vastes territoires de la République Démocratique du Congo. Notre chère patrie. C’était le 02 août 1998. À l’époque, sans un tout petit toussotement de la Communauté Internationale. Le monde s’était voilé la face devant cette agression. Ainsi, en ce deuxième millénaire finissant, le Rwanda et l’Ouganda ont le culot de se quereller et d’en découdre militairement à plus de 750 km de leurs frontières respectives. Ils ne peuvent plus se retenir. C’est donc plus fort que face aux minerais de sang, ces deux nations intermédiaires de grandes multinationales : le partage des marchés de coltan, d’or, de cassitérite, de wolfiang, de diamant... à la portée des fusils, dans un pays occupé. Ils n’ont pas pu résister à l’épreuve des forces, plus forte que leur complicité dans le pillage de l’Est de la RD Congo. Indubitablement les minerais de sang sont irrésistibles. Ils confondent tout ce beau monde. Ainsi les complices d’hier s’entredéchirent à Kisangani. Ils s’entrent dedans farouchement, pour qui dominera sur ces minerais de sang à l’Est de la République Démocratique du Congo. Mais hélas ! C’est une guerre sur une terre étrangère. Et la guerre a un prix. Ils tuent en passant des centaines des personnes vivant à Kisangani, nos frères et compatriotes congolais. Ils détruisent, en passant toujours, une ville de plus de 800.000 habitants. La troisième métropole de la République Démocratique du Congo est sous leurs bottes.

Plus de 6.000 obus écrasent la ville de Kisangani, les jours qui suivent. Des balles crépitent, jours et nuits. Des morts se comptent par centaines, des blessés sont ramassés de partout. Outre que la vie s’arrête du fait de la guerre, pas de circulation, pas de commerce, la faim, la peur au ventre. Les violations massives des droits des populations : assassinats, viols, vols, pillages, dans l’impunité la plus totale. Kisangani est en pleurs. Et puis, comme si rien n’était, les deux pays qui ont agressé et occupé leur voisin qui se battent farouchement en plein centre de Kisangani, ville d’un pays souverain, révisent leurs calculs. Ils estiment qu’ils Sont allés très loin. Ils risquent de tout perdre en oubliant l’essentiel : leur part de butin dans les pillages des minerais congolais. Ils décident de négocier un cessez-le-feu et après avoir comptabilisé pertes et profits, ils décident tout bonnement de se réconcilier. Et ils se réconcilient effectivement, applaudis par la Communauté internationale. Sous les projecteurs des cameras et médias internationaux. Aucune admonestation, aucune condamnation. Le pillage peut continuer à l’Est de la RDC. Aucun mot de regret ou de compassion concernant les victimes innocentes et les dégâts collatéraux de cette guerre injuste, orchestrée par deux armées régulières, à l’encontre d’un pays pourtant souverain, d’une paisible population qui ne demandait qu’à vivre chez elle. En paix.

Les mort, l destruction jetées dans la poubelle de l’histoire. Les victimes nos compatriotes, les souffrances, la peur au ventre, la misère, la destruction de leurs maisons, des infrastructures de cette ville martyre, les espoirs anéantis, la vie arrêtée pour des années,., ...Tout cela est jeté dans la poubelle de l’histoire. Personne n’en parle. Personne ne le déplore. La vie se poursuit sans troubler les consciences. Cela n’intéresse donc personne ? Le silence assourdissant de la Communauté Internationale face à ce crime innommable s’installe. Non seulement deux pays étrangers envahissent, occupent un pays tiers et pillent, mais encore, ils s’y font la guerre, détruisent et puis séy réconcilient sous la bénédiction d’une Communauté Internationale qui ferme les yeux, se bouche les oreilles et se pince les narines. Circulez, il n’y a rien à voir sur la terre congolaise. Personne ne veut voir le scandale. Notre pays ne compte pas aux yeux de la Communauté Internationale en ce mois d’août 1999. Et c’est bien compris, tant que les intérêts des pays qui comptent sur cette planète terre des hommes ne sont pas énervés, les problèmes, graves ou non, sont régulièrement classés dans les. oubliettes de l’histoire. Et tant pis pour les populations autochtones locales. Aussi c’est donc normal qu’une fois les négociations terminées, la réconciliation conclue, que les deux armées belligérantes en conflit soient revenues à leurs vieilles amours. Faire ensemble la guerre à cette République Démocratique du Congo. Continuer l’occupation, les pillages systématiques de ses ressources essentiellement minières, agricoles et forestières.

Ainsi, d’août 1998, avec la petite intervalle d’août 1999, à 2003, notre pays sera, sans discontinuité, sous la coupe en règle de ces deux pays, interfaces et passages obligés des capitaines des industries internationales pour consommer paisiblement les minerais de l’Est de la R.D.C. Et c’est l’Accord de Sun-City qui mettra formellement fin à l’occupation de nos deux voisins : l’Ouganda et le Rwanda. Mais le pillage continuera, sous la bénédiction de tous ceux qui en tirent profit. Et, c’est seulement en ce début du mois de juillet 2010 que les Etats-Unis d’Amérique vont se réveiller et prendre un acte législatif pour fustiger ce que toute la terre connaît : les minerais de sang. Le sang de notre peuple coulé à flot.

Devoir de mémoire éveil de conscience

Devoir de mémoire oblige, personne ne doit l’ignorer en République Démocratique du Congo. Personne ne doit de même, ignorer que les pillages systématiques de notre pays continueront tant que nous marquerons des signes évidents de faiblesse, de fragilité et de division. C’est ainsi qu’en ce onzième anniversaire, du devoir de mémoire, la ville martyre de Kisangani ne sera pas ignorée. Debout Congolais. Le Congo, notre cher pays, ne peut plus y échapper. Un grand peuple se souvient. Un grand peuple refuse et abhorre la cécité historique. Un grand peuple ne peut pas vivre sans mémoire au risque de retomber dans les mêmes erreurs du passé. Et la République Démocratique du Congo est appelée à un grand destin.

Le devoir de mémoire s’impose donc. Nous devons absolument, nous peuple congolais, nous rappeler les morts de Kisangani dans une guerre qui n’était pas leur guerre. La refondation d’une République digne, la R.D.C., ayant une vision de puissance, de grandeur et de splendeur, passe par l’appropriation de notre histoire. Tous ces faits, de haut et de bas, c’est un impératif historique. Le devoir de mémoire devra renforcer notre volonté de vivre ensemble, de défendre, par tous les moyens, notre chère patrie et de garder intactes nos frontières issues de la colonisation. C’est un devoir patriotique de tout Congolais. La solidarité nationale se consolidera. Le problème d’un Congolais, quelque soit l’endroit où il se trouve, à travers la RD Congo ou le monde, deviendra le problème de tous les Congolais. Quoiqu’il en soit, tout notre peuple est appelé à se rappeler de cette énième martyre de la population innocente de Kisangani et se dire « plus jamais cela ».

KIMPUTU MUTUKU

Le mercredi 25 août prochain : Journée de sensibilisation et de conscientisation des albinos

La Fondation Mwimba Texas leur remettra fournitures classiques et produits pharmaceutiques

Le mercredi 25 août prochain dans la salle de réunion de la paroisse Notre-Dame de Fatima (à côté de la Rtnc 2) dans la commune de la Gombe, la Fondation Mwimba Texas organise à partir de 9 heures 30 une journée de sensibilisation et de conscientisation des albinos et des personnes déshéritées.

Cela rejoint du moins les objectifs de cette Fondation que préside le champion du catch classique sans fétiche Mwimba Makiese Alphonse Texas qui sont de protéger, d’encadrer, de soigner les albinos et les personnes déshéritées. Chaque année, elle organise cette journée pour inculquer à tous les albinos une mentalité qu’ils sont comme tout le monde. De ce fait, ils ne doivent pas être complexés.

Au cours de cette manifestation qui sera rehaussée de certaines personnalités du monde politique, économique et autre, il leur sera distribué des fournitures classiques ainsi que des produits pharmaceutiques. Fournitures classiques car on est à la veille de la rentrée scolaire qui interviendra dans quelque trois semaines. Des produits pharmaceutiques sont aussi nécessaires car l’albinos a besoin de se protéger contre le soleil qui provoque le cancer de la peau et contre d’autres maladies.

La Fondation ne dispose que des moyens très modestes. Ainsi, pour organiser une telle manifestation, elle doit recourir à des personnes de bonne volonté pour l’assister. Souvent, elle utilise de maigres recettes issues des combats de catch classique. Naturellement, elles sont nettement insuffisantes. Cette manifestation sera aussi une occasion pour la Fondation de condamner les actes des actes barbares qui se sont passé à Mbuji-Mayi. Pour ceux qui ne le savent pas, un albinos a été tué dans la ville diamantifère il y a quelques semaines. Les meurtriers ont mutilé le corps en emportant les parties génitales. Ce meurtre a causé une certaine peur-panique dans le chef des albinos de toute la République démocratique du Congo.

Parmi les personnes de volonté, il faut compter l’homme d’affaire Jean-Marie Tshimungu, PDG des Etablissement N-A-Ciel Business qui n’a jamais lésiné sur des moyens pour porter assistance. Il faut également compter sur la générosité de la Soeur Naomi Bofanda de la Maison Nathan qui a promis de faire un geste pour que la manifestation du 25 août se passe dans de bonnes conditions. Pourquoi ne pas citer aussi l’ONG Losanganya de la gentille Carine Pala, ... Tous les albinos qui sont disposés de faire le déplacement doivent inciter tous leurs paires d’ôter tout complexe dans la société.

samedi 14 août 2010

Elections: la RDC assurée du soutien des Etats-Unis

Avant de quitter Kinshasa, vendredi 12 août, la sous-secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines du département d’Etat des Etats-Unis chargée de l’Afrique Australe, Susan Page, a promis le soutien de son pays au processus électoral en RDC.

Susan Page a fait cette déclaration:

«Nous sommes content que le calendrier été élaboré et publié. Nous notons le fait qu’ils ont inversé ce calendrier, parce que les élections au niveau de la base devraient avoir lieu avant la présidentielle. Mais, quant même, nous sommes content qu’il ait été élaboré.

Deuxièmement, nous allons contribuer à soutenir le processus électoral, y compris avec le soutien que nous apportons à la Monusco et le programme qui est soutenu par l’USAID (NDLR: consistant à faire) l’éducation civique dans quatre provinces.»

Ce financement est un peu limité, a-t-elle reconnu, tout en soulignant l’importance de cette éducation civique.

Celle-ci, selon la même source, porte sur:

* la loi électorale,
* le droit de vote,
* le déroulement des scrutins et
* les responsabilités des uns et des autres.

A Kinshasa, Susan Page a discuté avec les autorités congolaises, les responsables des ONG des droits de l’homme et aussi les investisseurs sur plusieurs sujets:

* le développement du calendrier électoral,
* la nouvelle législation contre les LRA,
* la nouvelle législation américaine sur les minerais de guerre,
* la magistrature et
* le rapprochement entre le Rwanda et la RDC.

Copyright Radio Okapi

Selon l'opposition, la date des élections fixée par la CEI "proroge indûment" le mandat du président de la république

La fixation au 27 novembre 2011 du premier tour de la présidentielle en République démocratique du Congo va "proroger indûment" le mandat des élus, notamment celui du chef de l'Etat Joseph Kabila, a dénoncé mercredi l'opposition.

Les dates publiées mardi par la Commission électorale indépendante (CEI) pour les "prochaines échéances électorales violent l'esprit et la lettre de la Constitution (...) et ont pour effet de proroger indûment le mandat que le peuple a accordé à ses élus", dont celui du président Kabila, estime dans un communiqué le Mouvement de libération du Congo (MLC) dirigé par Jean-Pierre Bemba.

Le calendrier rendu public par la CEI prévoit le premier tour de la présidentielle le 27 novembre 2011, au terme du premier quinquennat de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 après l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila.

D'après ce calendrier, le président élu devrait prêter serment le 10 janvier 2012 s'il est déclaré vainqueur au premier tour et le 4 avril s'il passe au second.

Dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP, une coalition qui regroupe le MLC et une dizaine de petits partis d'opposition, l'Union pour la Nation (UN), a déclaré "nul et de nul effet le calendrier électoral publié par l'Abbé Apollinaire Malu-Malu", président de la CEI.

Selon l'UN, le premier tour du scrutin devrait se tenir "le 6 septembre 2011" et non le 27 novembre 2011. La coalition indique que "l'article 73 de la Constitution enjoint (la commission électorale) à convoquer l'élection présidentielle 90 jours avant l'expiration du mandat du chef de l'Etat en exercice".

"L'Union pour la Nation se réserve le droit d'utiliser tous les moyens légaux afin de faire respecter la Constitution et les lois de la République", prévient la coalition.

Joseph Kabila, qui avait remporté la dernière élection présidentielle face à Jean-Pierre Bemba, avait prêté serment le 6 décembre 2006, à l'issue des premières élections démocratiques organisées depuis 41 ans.

Jean-Pierre Bemba est actuellement poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, mais aucune date n'a encore été fixée pour son procès.

Il est, selon l'accusation, responsable de meurtres, viols et pillages commis entre octobre 2002 et mars 2003 par le MLC, sa milice transformée plus tard en parti politique et envoyée en Centrafrique pour appuyer le régime du président Ange-Félix Patassé.

Rdc-Angola : Luanda blinde sa frontière

la police des frontières angolaise installera bientôt des équipements de vidéosurveillance, des détecteurs électroniques ainsi que d’autre matériel à la frontière avec la Rdc afin de lutter contre les migrations clandestines des Congolais. * les Angolais pensent qu’ils n’ont pas droit d’héberger toute la misère congolaise. * Lorsque la Rdc a usé du devoir de réciprocité en expulsant aussi les Angolais, on s’est rendu compte qu’il y avait autant d’Angolais qui mangeaient aussi le pain des Congolais.

L’Angola n’est pas prêt à s’inscrire dans la préfiguration du marché unique et donc de la libre circulation des biens et des personnes. Ce sont pourtant des objectifs visés par aussi bien la Sadc que la Ceeac. Lorsqu’on aborde cette question sous cet angle, la réplique est que la libre circulation n’est pas une autorisation à la migration clandestine.

Ce qui inquiète entre la Rdc et l’Angola, ce n’est pas le caractère clandestin des migrations, mais un certain rejet des migrants qui fait que les conditions de migration sont durcies. Et lorsqu’on en arrive à tel durcissement, on ouvre la voie à la clandestinité. Les manières fortes utilisées par Luanda : envahissement des villages, expulsions musclées sous forme de répression souvent sanglantes, fondent les craintes des observateurs. A la base de tout cela, le sentiment inutilement rependu chez les Angolais que les Congolais allaient « manger leur pain », ou encore, comme les disent les Européens, les Angolais pensent qu’ils n’ont pas droit d’héberger toute la misère congolaise.

Qui mange le pain de qui ?

Lorsque la Rdc a usé du devoir de réciprocité en expulsant aussi les Angolais, on s’est rendu compte qu’il y avait autant d’Angolais qui mangeaient aussi le pain des Congolais. La question que l’on se pose, c’est celle de savoir si la Rdc devrait, elle héberger la misère angolaise. En attendant que le gouvernement congolais réponde à cette question, son homologue anglais angolais lui donne l’exemple. Il nous revient que la police des frontières angolaise installera bientôt des équipements de vidéosurveillance, des détecteurs électroniques ainsi que d’autre matériel à la frontière avec la Rdc afin de lutter contre les migrations clandestines des Congolais. L’Agence de presse officielle de l’Angola (Angop) qui donne l’information cite les sources policières de l’Angola.

Selon Joao Batista Ginga de Almeida, numéro 2 de la police angolaise, des experts russes installeront ce matériel. Un accord a été signé entre l’Angola et la Russie. Une étude de faisabilité a été réalisée notamment à travers une mission d’inspection que ce responsable de la police angolaise a effectuée sur toutes les frontières, maritimes, terrestres, lacustres, … On a l’impression, compte tenu des malentendus à la frontière avec la Rdc, que telle action unilatérale pourra être une source de conflit. On a encore frai en mémoire l’affaire Kahemba. Pour y mettre fin, on a dû recourir aux archives des anciennes métropoles, la Belgique et le Portugal.

La frontière sensible

La frontière maritime est encore sensible à cause de l’intervention de l’exploitation pétrolière. Il y a un problème à ce sujet que la Rdc entend régler par voies pacifiques. Il ne faut pas que la politique de la gestion des frontières du gouvernement angolais soit une sorte de défit face aux prétentions de la Rdc. La frontière commune entre l’Angola et la Rdc est l’une des plus longue. Du côté angolais, elle couvre les provinces de Cabinda, du Zaïre, d’Uige, de Malanje, de Lunda Norte, Lunda Sul et de Moxico. Du côté congolais, elle couvre les provinces du Bas-Congo, du Bandundu, du Kasaï Occidental et du Katanga. Hier, ce sont les Angolais qui franchissaient au quotidien cette frontière fuyant la colonisation portugaise et ensuite la guerre civile. Beaucoup d’Angolais se sont installés en Rdc et plusieurs générations s’y sont développées.

Aujourd’hui, à la suite de la destruction du tissu économique en Rdc à la suite des pillages des années 1992 et 1993, ce sont des Congolais qui vont chercher les petits emplois en Angola. Il est démontré que les provinces congolaises limitrophes de l’Angola ne sont pas les plus démunies en ressources minières. L’instabilité politique qui s’était installée en Rdc, n’a pas permis des investissements d’envergure pouvant produire des emplois. En ce qui concerne l’exploitation pétrolière, la Rdc n’exploite pas encore toutes ses potentialités. Avec la nouvelle politique pétrolière et d’autres ressources minières, il y aura bientôt ce que les observateurs appellent « le réveil du géant ». La situation à la frontière avec l’Angola est passagère. Ce sera en ce moment que les pays de la Sadc qui ferment les yeux devant aujourd’hui devant la politique angolaise, se réveilleront pour recommander à la Rdc de s’inscrire dans la logique de cette organisation sous-régionale. Il est vrai que la Rdc qui partage déjà son pain sec avec les Angolais, partagera aussi son pain beurré.

Joachim Diana G.

Assemblée provinciale de Kinshasa : Le MLC veut évincer Roger Nsingi

A l’Assemblée provinciale de Kinshasa, rien ne va entre le Président, l’honorable Roger Nsingi et son parti politique, le Mouvement de libération du Congo (MLC). Ce dernier parti politique, ne voulant pas cautionner le détournement des deniers publics, aurait décidé de passer à la vitesse supérieure en demandant tout simplement la déchéance de son propre membre.

Pour passer de la parole à l’acte, c’est le Président du Groupe parlementaire MLC à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, l’honorable Marius Gangale, qui a été autorisé à divulguer la quintessence du projet à la presse. Si cette déchéance qui ressemble à une motion de défiance aboutit, c’est le Président de l’Assemblée provinciale issu de l’Opposition institutionnelle à Kinshasa, c’est-à-dire du MLC, qui tombera après son Vice-président. Cela aura comme conséquence de susciter les ambitions dans le chef de plusieurs partis politiques composant l’Assemblée provinciale. Il est possible que le poste aille ailleurs. Ce qui constituera un véritable camouflé pour ce parti politique, qui a pourtant le nombre le plus important de députés dans cette Assemblée provinciale.

Devant nos confrères de la Rtg@/Radio, l’honorable Marius Gangale a indiqué qu’il a reçu mandat de ses collègues, notamment les honorables Mutuale Jean-Jacques, Mangala et Yambayamba. « Le rapport sur la gestion de l’Assemblée provinciale, c’est le seul point que le Bureau doit prévoir à l’ordre du jour et traiter, chaque fois que nous reprenons », a-t-il indiqué, avant de révéler qu’en lieu et place, c’est le rapport du premier trimestre 2010 qui leur a été présenté.

Pour l’honorable Marius Gangale, il a été constaté aux premier et deuxième trimestres 2009, des détournements très importants des deniers publics. « Etant donné que le MLC déteste le détournement de fonds, parce qu’il s’agit de l’argent du contribuable, ainsi que la gabegie financière et la corruption, le Groupe MLC s’est réuni pour examiner la situation », a-t-il, expliqué avant de dire qu’en examinant cette situation, ils ont jugé que l’honorable Roger Nsingi n’était pas à la hauteur de ses responsabilités, c’est-à-dire, la gestion de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Et c’est la raison pour laquelle ces députés sont venus déposer la déclaration de déchéance de leur Président.

Voulant aller plus en détail, l’honorable Marius Gangale a ajouté qu’en plus de tout ce qui a été dit, il est aussi reproché à l’honorable Président le non respect de la parole donnée, ainsi qu’un mauvais suivi des plénières. Selon un rapport de l’Assemblée provinciale, c’est environ une somme de 480.000 dollars Us qui a été détourné et le MLC ne peut pas cautionner un tel comportement. « Nous avons pensé qu’en tant que première Institution de la ville de Kinshasa qui est en même temps le siège de plusieurs autres Institutions, nous ne pouvons accepter que le MLC soit sali par une seule personne qui ne parvient pas à bien gérer l’Institution. Comme nous voulons diriger le pays avec le respect des textes, nous voulons commencer par sanctionner le MLC qui est ici sur place, ce qui nous permettra de contrôler le Gouvernement provincial avec beaucoup de sévérité », a-t-il mentionné.

Le MLC est mal parti

Si le bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa tombe, on pourra tout simplement dire que le MLC est très mal parti pour les échéances à venir. Après le départ de José Makila pour des accusations analogues, c’est maintenant le tour de Roger Nsingi. Ce qui est grave dans ce cas, c’est lorsque la décision de le faire partir vient du MLC lui-même. Ces points doivent faire mal au MLC, surtout qu’il lui sera demandé de faire le bilan de la gestion des Institutions lui confiées par le peuple. Comme pour dire qu’il est facile de brandir un chapelet d’accusations contre le Premier ministre. Mais lorsqu’on ne sait même pas inculquer le respect des biens publics à ses propres enfants, on ne peut qu’arriver à ce résultat là. Et certains observateurs sont même tentés de se demander si réellement la Rdc a des partis politiques avec de vrais projets de société ?

Dans une interview à Radio Okapi : Malu-Malu répond, Je ne suis pas candidat à la Ceni

Je l’ai déjà rejeté à l’avance. Puisque je ne cesse de dire que je ne serai pas dans la CENI mais il y a des gens qui ne me croient pas, ils pensent que ce sont des petits calculs. Mais moi j’appartiens à une institution, l’Eglise catholique où les petits calculs n’existent pas par ce que nous sommes là dans une éthique de l’engagement. Je sais ce que l’Eglise attend de moi et je ne ferai que ce que l’Eglise attend de moi

La publication du calendrier électoral a soulevé des passions dans certains milieux. Le président de la Cei, l’Abbé Apollinaire Malu-Malu est sur le banc des accusés. Dans cette interview accordée à la Radio Okapi, le président de la Cei remet les choses en places. Dans un langage franc qui le caractérise, l’Abbé Malu-Malu n’esquive aucune question.

Question : Monsieur l’abbé apollinaire MM bonjour.

Abbé MaluMalu : Bonjour

Question : La CEI publie le calendrier électoral pour 2011 alors que la loi sur la CENI a déjà été promulguée. N’est-ce pas une entorse ?

Vous êtes entrain toutes les fois de parler de cette loi sur la CENI, mais je vous invite à la lire. Parce que vous n’allez pas chaque fois, évoquer une loi que vous n’avez même pas lue. Cette loi, dans ses dispositions, si vous lisez à son article 55 indique que les membres de la CEI restent en fonction jusqu’à l’installation effective des membres de la CENI. En ce qui nous concerne, je pense que les institutions publiques fonctionnent dans le principe de la continuité de l’Etat.

Question : Certains analystes estiment que la CEI ne devrait qu’expédier les affaires courantes et non poser de nouvelles actions ?

Où est-ce que vous avez tiré cela ? C’est écrit où ? Dans quelle loi ? Nous ne sommes pas dans un monde qui fonctionne sans foi ni loi. Nous sommes dans un monde régulé. Moi je peux vous dire que nous avons quand même des institutions de la République. Vous avez suivi qu’il y a eu des réunions interinstitutionnelles. Vous suivez aussi que nous avons eu ici des réunions très importantes avec les Nations Unies. Vous pensez que tout ce monde là, donc les Nations-Unies, les institutions de la République, donc tout ce monde là, quand ils se réunissent, c’est pour vouloir simplement créer l’arbitraire, violer les lois ? Non. Toutes les questions que vous posez, dites-vous qu’elles ont été examinées et qu’une décision a été prise en connaissance de cause, en tenant compte de toutes ces contraintes d’ordre légal, d’ordre logistique, d’ordre financière, il n’y a rien qui est laissé au hasard. Ici, nous avons un chronogramme opérationnel qui fixe les responsabilités de toutes les parties prenantes au processus électoral. Donc, ce sont de grandes décisions. Mais puisque nous sommes en démocratie, à la limite, si quelqu’un pense que la CEI aurait violé une quelconque loi, mais tout citoyen peut saisir la Cour Suprême de Justice, c’est elle qui a le pouvoir d’interpréter les lois. Si elle en décide autrement, la CEI va se plier. Je pense que les gens ne doivent pas se laisser désabuser au-lieu de se préparer réellement à toutes ces grandes échéances électorales.

Question : Monsieur l’Abbé, dans le calendrier que vous proposez, vous reléguez les élections locales très loin, pourquoi ne pas commencer par ces élections locales qui paraissent urgentes ?

Vous-mêmes vous évoquez sans cesse la Constitution. La Constitution a mis une clause sur uniquement une élection, l’élection présidentielle. Une clause de délai constitutionnel. Mais attention, les autres institutions élues aussi ont une clause liée à leur mandat. Sur les élections urbaines, municipales et locales, il n’y a pas encore de mandat par ce que c’est lorsque vous aurez les premières institutions locales élues que ce mandat deviendra aussi impératif. Est-ce que vous pouvez commencer par le mandat qui n’est pas impératif et puis vous prolongez les mandats qui sont impératifs, non.

Donc, vous voyez que là, il est connu que les élus de 2006 doivent rendre le tablier en tenant compte de trois ans de retard où, malgré l’instance de la Commission Electorale Indépendante, quand même, rien n’a été fait. Les budgets n’ont pas été votés au parlement par rapport à ce que la CEI déposait, tout le monde le sait. Le gouvernement aussi ne s’est pas acquitté de son devoir pour trouver les ressources nécessaires lorsqu’il le fallait, même si la CEI a commencé ce travail de préparation des élections urbaines, municipales et locales depuis 2007. N’animons pas aujourd’hui le débat qu’on aurait du animer en 2007, 2008 et même en 2009 lorsqu’on annonçait ces élections urbaines, municipales et locales. Pour le moment, compte tenu des contraintes constitutionnelles et légales, l’on ne peut que commencer par les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales et terminer avec les élections urbaines, municipales et locales.

Question : Monsieur l’Abbé, au sujet de ces élections, certains politiciens craignent d’aller aux élections présidentielles et législatives avec les mêmes cadres territoriaux, maires, bourgoumestres et chefs des secteurs mis en place par la majorité, donc le pouvoir en place. Ils craignent la tricherie et la fraude à grande échelle ?

Mais vous avez suivi les élections passées, les cadres territoriaux ont quel rôle dans l’organisation des élections ? Aucun. Vous savez vous-mêmes que la CEI (et la CENI lorsqu’elle sera mise en place), utilise les agents électoraux qu’elle désigne elle-même. Lors d’une élection, en tout cas lors de l’expérience passée, on a mobilisé 300.000 agents électoraux. Eh bien, il n’y avait aucun des agents de la territoriale. Si on me perlait par exemple des conditions sécuritaires, des conditions d’espace ou de liberté publique, peut-être on peut évoquer ces cas-là. Mais ce sont des questions d’ordre politique qu’il faut gérer au niveau politique.

Question : Maintenant que le calendrier est là, quel est le budget de ce processus de trois ans. Et-il déjà disponible ?

D’abord le budget global est déjà décidé. Mais vous savez que l’Etat fonctionne par exercice budgétaire annuel. Cela veut dire que ce budget global se déroulera maintenant chaque année.

Question : Est-ce qu’on peut avoir les chiffres ?

L’ensemble du processus électoral oui. Vous pouvez avoir le chiffre.

Question : Ça donne combien ?

712.000.000 de dollars (ensemble du cycle électoral de 2007-20013). Donc, c’est un budget qui sera dynamique. Mais dans ses grandes lignes, il est déjà très rigoureux, il a été l’objet d’une très grande discussion qui a duré tout un an. Donc, ce n’est pas un budget qui sort du néant, c’est un budget très concerté. Même s’il y a encore des débats sur l’une ou l’autre rubrique, qui prends en charge quoi, où est- ce qu’on peut la réduire un peu pour qu’elle soit accessible etc. Par rapport au gouvernement, ce budget annonce aussi l’engagement du gouvernement à un niveau beaucoup plus élevé par rapport à 2005. De 10%, le gouvernement pourra atteindre presque les 60% de contribution financière.

Question : Une dernière question, si on vous sollicitait encore à la CENI, allez-vous accepter l’offre ou la rejeter ?

Je l’ai déjà rejeté à l’avance. Puisque je ne cesse de dire que je ne serai pas dans la CENI mais il y a des gens qui ne me croient pas, ils pensent que ce sont des petits calculs. Mais moi j’appartiens à une institution, l’Eglise catholique où les petits calculs n’existent pas par ce que nous sommes là dans une éthique de l’engagement. Je sais ce que l’Eglise attend de moi et je ne ferai que ce que l’Eglise attend de moi. Et je vous dis qu’on peut aussi servir la Nation de différentes manières.

Question : Monsieur l’abbé, je vous remercie.

C’est moi qui vous remercie.

Rdc : L’incivisme fiscal, l’une des causes de la pauvreté

Sur les 62 millions d’habitants que compte la Rdc, moins de 500 mille personnes morales et physiques payent l’impôt. Ceci, avec comme conséquence, un budget modique avec environ 5 milliards de dollars, dont plus de la moitié provenant de l’extérieur du pays, grâce à la coopération tant bi et multilatérale.

C’est depuis le mois de juillet dernier que notre confrère, Jérôme Sekana du magazine « Galaxy Médias » a lancé la pétition sur le civisme fiscal. Ceci, après avoir fait un constat d’après lequel, la Rdc, cinquante ans après son accession à la souveraineté nationale et internationale, demeure encore un pays pauvre. Et l’une des raisons de cette pauvreté multiforme dans un pays considéré comme le plus riche du monde en potentialités de développement, est sans doute l’incivisme fiscal.

Selon lui, cet incivisme fiscal fait que la Rdc aujourd’hui soit l’unique pays au monde où l’on peut naître, grandir et mourir sans payer l’impôt ; les élus du peuple, magistrats, médecins,… ne payent pas correctement et dans le délai requis l’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR). « La pauvreté, sous d’autres cieux, a été vaincue par le travail, par le civisme fiscal, par la bonne gouvernance, par un sursaut d’orgueil patriotique qui cimente toutes les nations de la planète bleue », indique la pétition. Pour preuve, ce texte cite la base légale de l’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR), l’article 47 de la loi n°69/009 du 10 février 1969, telle que modifiée et complétée à ce jour. Dans cette disposition, il est permis de constater que les émoluments des élus du peuple, les traitements des magistrats et salaires des médecins sont des revenus imposables dont le taux ne dépasse pas 30%.

En plus, l’article 48 de la même loi qui détermine les revenus immunisés ne reprend nullement les émoluments, salaires et traitements des élus du peuple, des magistrats et des médecins. Car sont immunisés, les indemnités ou allocations familiales réellement accordées aux employés et salariés dans la mesure où elles ne dépassent pas les taux légaux ; les pensions, rentes et indemnités accordées en vertu des lois qui régissent les pensions de vieillesse, l’octroi de secours en cas d’invalidité prématurée ou de décès, etc. ; les indemnités et avantages en nature concernant le logement, le transport et les frais médicaux, etc.

Au regard de tout ce qui vient d’être cité, M. Jérôme Sekana constate que c’est une injustice de voir que d’autres citoyens croupissant dans la misère et la pauvreté sont traqués au nom de la loi pour n’avoir pas payé l’impôt, alors que ceux qui votent ces lois et qui veillent sur l’ordre public ne respectent pas les lois en question. Et pourtant, l’article 65 de la Constitution dispose : « Tout congolais est tenu de remplir loyalement ses obligations vis-à-vis de l’Etat. Il a en outre le devoir de s’acquitter de ses impôts et taxes ».

Pour lui, ne pas payer l’impôt est une infraction et surtout quand la personne est investie d’autorité publique. Donc, tous ceux qui ne payent pas l’IPR privent la nation d’une partie importante de ses ressources et sont poursuivables pour haute trahison ou pillage, conformément aux articles 56 et 57 de la Constitution.

Le Chef de l’Etat a donné le ton

L’initiateur de la pétition se pose la question de savoir s’il n’est pas souhaitable d’organiser à Kinshasa un forum national sur le civisme fiscal et la maximisation des recettes de l’Etat pour passer en revue tous les problèmes que posent les impôts et taxes en Rdc, lesquels constituent les principales sources de financement de l’Etat ? Car, sans impôts et taxes dans un pays, celui-ci est candidat à la pauvreté la plus sombre. On ne peut pas vouloir le développement de la Rdc sans promouvoir le civisme fiscal.

C’est ici qu’il faut souligner que c’est le Chef de l’Etat lui-même qui a donné le ton de la campagne de sensibilisation au civisme fiscal. C’était lors de son discours du 04 juillet dernier, en marge de l’atteinte du Point d’Achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE). A l’occasion, il a souhaité que la loi soit sévère à l’endroit de tous ceux qui ne s’acquitteraient pas de leur devoir fiscal. Par la suite, l’Eglise catholique signera avec le ministère des Finances, avant que les Régies financières ne prennent la relève. Comme pour dire qu’il est prévu des conférences, des séances de sensibilisation pour que le peuple comprenne la nécessité de payer les impôts et taxes.

Eu égard à ce qui précède, la pétition recommande le respect scrupuleux des lois en matière fiscale et parafiscale par les élus du peuple (législateurs), les magistrats (gardiens de l’ordre public) ainsi que monsieur le tout le monde, pour que notre nation puisse avoir les moyens de sa politique, c’est-à-dire, entre autres, payer le barème de Mbudi, la facture électorale de 2011, et les autres charges publiques couvertes actuellement par des aides venant de l’Occident. La révision de la loi électorale est nécessaire, incluant ainsi un article sur le Quitus fiscal validé par la DGI et le Notaire que tout candidat à quel que poste que ce soit doit exhiber avant d’être retenu comme tel. Aussi, il devra être rendu obligatoire et avec une grande pondération les cours de civisme et de morale dans toutes les écoles, instituts et institutions universitaires pour rallumer la flamme du civisme et du patriotisme en Rdc. Ainsi, tout citoyen valide, non en règle avec le fisc, ne devrait pas être éligible à quelque fonction que ce soit.

La pétition adressée au Président de la République termine en ces termes : « C’est pourquoi, plus que jamais, nous devons faire preuve de civisme fiscal. Nous devons tous, sans distinction aucune de la base au sommet, personnes physiques et morales, nous acquitter honnêtement et à terme échu, de nos obligations fiscales et de toutes autres redevances dues à l’Etat. C’est à cette condition seulement que nous arriverons à mobiliser les ressources nécessaires à notre développement. Pour leur part, le Gouvernement, particulièrement les ministères des Finances et du Budget, ainsi que les Régies financières, devront veiller scrupuleusement à ce que personne ne se dérobe à cette obligation civique, et réprimer avec toute la rigueur de la loi, toute évasion fiscale, toute minoration de déclaration, ou toute autre pratique délictuelle en la matière. Nous devons faire, pour l’amour de la patrie. Nous le devons aussi dans l’intérêt de notre progéniture ».

Jean-Marie Nkambua

lundi 9 août 2010

Roger Meece : « la protection des civils reste toujours notre première priorité »

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC a pris officiellement ses fonctions en RDC la semaine dernière. Roger Meece dirige la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC. Aussitôt arrivé à Kinshasa, le diplomate onusien a eu beaucoup de contacts avec les officiels congolais. Dans l’interview accordée à Radio Okapi, Roger Meece s’exprime sur les priorités de son mandat.

Radio Okapi: Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, vous venez de prendre vos fonctions officielles à la tête de la MONUSCO. Pouvons-nous connaître tout d’abord le sentiment qui vous anime en ce moment ?

C’est un privilège d’avoir l’occasion de venir à ce poste de responsabilité, à la tête d’une organisation importante qui a déjà fait beaucoup de travail, non seulement la Mission de la MONUSCO, ou aussi MONUC, mais toutes les autres agences des Nations Unies ensemble. Je peux ajouter que c’est une joie et un plaisir réel personnel d’avoir l’occasion de revenir encore au Congo. J’avais eu le privilège de travailler ici déjà, et j’aime bien l’occasion, l’opportunité de revenir encore, re-connaître le pays et le peuple congolais.

Et depuis votre arrivée à Kinshasa, vous avez eu beaucoup de contacts. Vous avez aussi été reçu par le Président de la République, Joseph Kabila, et même le Premier ministre Adolphe Muzito. Qu’est-ce qui ressort de ces entretiens ?

J’ai fait des visites de courtoisie en commençant avec le Chef de l’Etat, le Premier ministre, le ministre des Affaires Etrangères et autres. ça nous donne l’occasion d’abord pour moi de me représenter dans mes nouvelles fonctions, mais aussi de discuter du travail important qu’il nous reste [à faire] ensemble. Je suis très conscient du travail, des progrès qu’on a déjà faits dans ce pays pour arriver où nous sommes actuellement. Mais je suis sensible aussi au fait qu’il existe encore beaucoup de problèmes, beaucoup de défis. Je voudrais faire de mon mieux, avec l’Organisation — la MONUSCO, tout le personnel onusien et des différentes agences— en travaillant en partenariat actif avec les autorités. Et donc, avec le Chef de l’Etat, avec les ministres et le Premier ministre, nous avons discuté de comment nous pouvons faire pour résoudre les problèmes existants pour aller de l’avant, pour construire le pays et pour arriver au stade de stabilité, de réussite, de développement. Disons, la stabilisation, qui est une partie de notre nom avec la MONUSCO, et qui est importante pour le peuple congolais.

Justement, de la MONUC à la MONUSCO, la Mission onusienne va se concentrer sur la stabilisation de la RDC. Avez-vous déjà une idée des priorités auxquelles vous allez vous atteler au moment où vous entamez l’an 1 de votre mandat ?

Bien entendu, la protection des civils reste toujours notre première priorité. C’est reconnu par le Conseil de Sécurité dans la nouvelle résolution. Il reste aussi plusieurs autres problèmes, y compris d’arriver à une situation sécuritaire où la population civile n’est plus menacée par des groupes armés. Mais à part ça, c’est important, à mon avis, pour nous de travailler dans plusieurs directions pour renforcer la capacité des institutions, pour améliorer les conditions, le développement social et l’éducation. Donc, tout est lié. C’est une partie intégrante de notre mission. Et je peux ajouter que nous travaillerons ensemble, pas uniquement la MONUSCO, mais en collaboration avec toutes les agences onusiennes ici et, comme j’ai dit plus tôt, en collaboration avec les autorités pour adresser ces questions. Bien entendu, dans l’immédiat, il y a deux autres priorités aussi urgentes, la tenue des élections prévues pour l’année prochaine ainsi qu’un projet de formation de la police — une demande qui nous a été adressée par le gouvernement. Et nous travaillons à ce sujet aussi.

Vous avez évoqué l’organisation des élections pour 2011. L’apport de la MONUSCO sera sans doute sollicité. Et d’ailleurs, une délégation de la MONUSCO a été reçue par le Bureau du Sénat pour aborder ce sujet. Pouvez-vous rassurer les autorités congolaises que, comme en 2006, la Mission onusienne va s’impliquer totalement pour la réussite de ces élections, notamment sur le plan logistique ?

La tenue des élections crédibles, justes, transparentes, à mon avis, c’est une étape, c’est un événement très important pour le pays. Donc, certainement, nous avons l’intention de faire de notre mieux pour soutenir ces élections, selon nos moyens— MONUSCO, PNUD en particulier. C’est un sujet dont j’ai déjà discuté avec le Président, avec les autres ministres aussi. Nous avons une équipe d’évaluation des besoins — je crois sans doute que c’est la délégation à laquelle vous avez fait référence — pour nous aider à concrétiser ce que nous pouvons faire, de quoi nous avons besoin pour le faire, et de travailler en collaboration avec la Commission électorale indépendante [pour voir] comment nous pouvons ensemble réaliser des élections crédibles dans le contexte de la Constitution, bien sûr.

Quel message pouvez-vous adresser au peuple congolais en ce moment ?

Je compte voyager à l’intérieur du pays le plus tôt possible pour refaire la connaissance du pays, surtout des conditions actuelles. Mais je suis venu avec une grande reconnaissance de ce qu’on a déjà fait, et c’est déjà une route assez longue pour arriver à ce point. Mais je suis très sensible aussi des défis, des problèmes qui existent, qui sont importants. Je compte travailler en partenariat avec le gouvernement pour résoudre ces problèmes, pour arriver au stade d’un pays qui donne, qui améliore le bien-être du peuple congolais, qui le mérite… Je suis convaincu que tout est possible, tout est faisable, et donc je suis venu avec cette confiance, cet optimisme aussi.

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