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lundi 9 août 2010

Les restaurants de fortune, vecteurs de plusieurs maladies endémiques au Bas Congo

La débrouillardise due à la basse conjoncture socio-économique, a donné naissance à diverses activités génératrices de recettes. Il faut, à tout prix, chercher par tous les moyens comment survivre. Tous les moyens sont bons, dit-on, pourvu qu’on aboutisse à des résultats escomptés. C’est dans cette logique qu’il y a lieu de croire, dur comme fer, qu’avec la détérioration du tissu économique et la fermeture de différentes entreprises, moult familles ne parviennent plus à nouer les deux bouts du mois. Elles sont obligées à s’adonner à tout ce qui peut leur apporter des moyens de substance. Car, faire le contraire face à ces réalités circonstancielles, expose la famille à une misère et à une pauvreté suicidaires. C’est dans ce sens que plusieurs activités lucratives sont créées.

Chaque famille se bat avec la dernière énergie, pour ne pas continuer à tendre la main vers certaines bonnes consciences. Ou encore, river ses regards vers les cieux tout en oubliant volontairement que les mannes ont cessé de tomber. Dans cet optique, des initiatives privées ont maintenant droit de cité avec la construction des endroits pour générer des recettes. L’informel a de la place dans le circuit. On se débrouille chaque jour avec l’article 15 qui veut tout simplement faire allusion à la recherche des moyens de survivre.

Outre des terrasses, des cabines téléphoniques, des ventes à la criée des « prêts à manger » et à boire à travers les rues et avenues, la débrouillardise ne s’est pas seulement arrêtée à ce niveau. Elle va plus loin avec la création de différents systèmes pour se faire de l’argent. On ne se gêne plus. Ce qui dans le passé n’existait point, au jour d’aujourd’hui, c’est devenu une espèce de nouvelles occupations lucratives. Les dividendes qui en découlent ne sont pas à négliger. Ils se constituent comme étant des moyens sûrs pour répondre à l’équation relative à la survie des familles en vue de contourner toutes les difficultés socio-économiques liées à des facteurs exogènes et endogènes à la société africaine des pays frappés par la crise tant décriée.

Devant toute la panoplie face à laquelle se trouvent les familles moins nanties, on signale l’ouverture des restaurants de fortune appelés « malewa ». Ce sont des endroits ouverts dans des marchés ou dans des parcelles ou encore dans des coins de rues et avenues. Ces restaurants sont localisables. Ceux qui y fréquentent n’ont pas de peine pour s’y retrouver avec ventres affamés. Ils sont servis en petits princes tout en donnant des ordres. Ces « malewa » se font de la concurrence dans la vente de leurs mets à la congolaise. Les habitués ne se donnant plus la peine de demander ce dont on a besoin sont servis avec tous les respects du monde. Certaines consommations passent par le système des crédits et de la confiance confirmée par le fait qu’aucune journée ne peut passer sans que des jeunes gens et autres patères familias ne se retrouvent dans ces cercles.

A considérer la propreté de ces restaurants à l’extérieur tout comme à l’intérieur, ils repoussent. Ils gèrent une certaine insalubrité environnementale qui fait peur. Tout est sale. Les assiettes sont dans un état répugnant. Les marmites sont assiégées par d’essaims de mouches venant de partout. En un mot, l’insalubrité environnementale s’est installée sans que l’on ne fasse attention. On s’y est tellement habitué que la saleté est entrée dans les us et coutumes de la gestion de ces restaurants de fortune. Ces « malewa » nourriciers constituent un danger pour la santé. Beaucoup de maladies sont contractés à partir de ces endroits. Personne ne fait attention que ces maladies peuvent conduire à la mort. L’homme noir ne meurt pas de microbes. Cette idée dénuée de tout sens détourne l’attention des esprits faibles. Ceux-là qui ne se rendent pas compte que l’homme est condamné à vivre dans un environnement propre et sain.

La pauvreté dans laquelle vit la population à une forte échelle par rapport à une autre catégorie de personnes et de familles contribue, somme toute, à des activités n’inspirant pas confiance. C’est à une mort lente qu’on s’expose quotidiennement. Pour s’en sortir, il ne faut pas chercher une baguette magique. La lutte contre l’insalubrité dans et/ou aux abords de tous ces restaurants de malheurs est à mener sans retenue. Car, rien ne peut résoudre ce problème d’insalubrité si ce n’est la volonté dont on doit s’armer en vue de s’éloigner de ce gîte d’une mort certaine qu’est le « malewa ». Les difficultés de la vie ont engendré pas mal de foyers incontrôlables et maîtrisés où tout est permis avec tous les risques. L’hygiène étant la règle de la santé, même l’homme de la rue doit prendre réellement compte de cette réalité. Protégeons-nous de la contamination de certaines maladies pour ne pas être surpris par une mort lente et sûre.

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